Wall Street attendue en hausse, l'optimisme domine toujours

Wall Street attendue en hausse, l'optimisme domine toujours © Reuters.

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue dans le vert et les Bourses européennes varient peu mardi à mi-séance, conservant les gains engrangés la veille alors que les investisseurs continuent de croire à une reprise de l'économie.

Wall Street, qui était fermée lundi pour cause de Presidents Day, est attendue en hausse à l'ouverture, les futures signalant des hausses de 0,5% à 0,6% pour les trois indices de référence.

À Paris, le gagne 0,03% à 5.787,85 à 12h00 GMT. À Francfort, le prend 0,04% et à Londres, le s'octroie 0,15%.

L'indice paneuropéen avance de 0,09%, l' de la zone euro de 0,04% et le de 0,05%.

L'indice MSCI des actions mondiales a battu plus tôt son record absolu et une cloture en hausse marquerait sa douzième séance de gains d'affilée, une première depuis janvier 2004.

Les progrès dans les campagnes de vaccination, la promesse des banques centrales de demeurer accommodantes et la perspective d'un plan de soutien budgétaire massif aux Etats-Unis alimentent un optimisme qui se traduit parallèlement par la hausse des rendements des emprunts d'Etat.

Les Bourses européennes ont brièvement salué mais sans euphorie la contraction moins marquée qu'attendu de l'économie de la zone euro au quatrième trimestre et l'amélioration surprise du climat des affaires en Allemagne où les investisseurs tablent sur un rebond de la consommation.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse, Michelin (PA:) prend 0,76% après des annonces contrastées. Le géant des pneumatiques a annoncé des résultats annuels et un relèvement de dividende plus importants qu'attendu mais des prévisions 2021 jugées prudentes pour les analystes.

Technip (PA:) Energies s'envole de 45,56% pour sa première séance de cotation, marquant la fin de son aventure au sein de TechnipPFMC qui perd pour sa part 4,06%.

L'action Vivendi (PA:) lâche 2,27% sur un abaissement de recommandation par Citigroup (NYSE:) après avoir bondi lundi de près de 20%, portée par l'intention du groupe de médias de distribuer à ses actionnaires 60% du capital de sa pépite Universal et d'introduire celle-ci en Bourse d'ici à la fin de l'année.

Ailleurs en Europe, le géant minier Glencore gagne 3,35% après avoir rétabli son dividende sur fond de remontée des cours des ressources de base.

Le secteur des ressources de base, très sensible à la conjoncture économique signe la plus forte progression, son indice Stoxx prenant 1,47%, à un plus haut depuis 2011, alors que le cours du a brièvement touché un plus haut depuis 2012.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans grimpe de six points de base, autour de 1,26%, après avoir touché plus tôt un pic à 1,267%, un plus haut depuis mars dernier.

Son équivalent allemand prend deux points de base à -0,359%, à proximité d'un plus haut de cinq mois et demi.

CHANGES

L'indice dollar a atteint son plus bas niveau depuis trois semaines, l'optimisme croissant quant aux perspectives pour l'économie mondiale conduisant les cambistes vers les devises plus risquées.

L'euro gagne 0,3% à 1,2163 dollar, au plus haut depuis le 27 janvier.

La livre sterling a inscrit un record depuis avril 2018 à 1,3951 dollar avant de revenir à 1,3922. "La performance de la livre défie les prévisions de la plupart des analystes, qui ont vu les contraintes post-Brexit et l'impact économique de la pandémie comme d'importants obstacles pour la monnaie. Toutefois, elle trouve un soutien dans un contexte de hausse mondiale de la confiance des investisseurs et en raison du succès du déploiement du vaccin britannique, qui a placé le pays (...) en position de leader pour le rebond économique post-pandémie", a déclaré Ricardo Evangelista, analyste senior chez ActivTrades. 

Du côté des cryptomonnaies, le est toujours bien entouré (+1,93%), ce qui lui a permis d'inscrire une nouvelle fois un record, à 49.938 dollars.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, le brut américain (West Texas Intermediate, ) gagne 0,54% pour atteindre 59,79 dollars le baril, après un pic de 13 mois à 60,95, en raison d'une vague de froid aux Etats-Unis entraînant la fermeture de nombreux puits et raffineries au Texas.

Le cède en revanche 0,25% à 63,14 dollars alors que l'organisation patronale norvégienne a conclu un accord salarial avec un important syndicat, évitant des perturbations de l'approvisionnement en Europe.

(édité par Patrick Vignal)

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