Nouvelle pause pour les actions, hausse des rendements obligataires

Nouvelle pause pour les actions, hausse des rendements obligataires © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini sans grand changement mardi, une partie des investisseurs préférant marquer une pause après la forte progression de la veille dans un contexte général dominé par l'espoir d'un rebond de l'économie.

À Paris, le a terminé quasi-stable (+0,01%) à 5.786,53 points. Le Footsie britannique a cédé 0,11% et le a perdu 0,32%.

L'indice a abandonné 0,23%, le 0,06% et le 0,05%.

L'indice MSCI des actions mondiales a battu plus tôt son record absolu et une clôture en hausse marquerait sa douzième séance de gains d'affilée, une première depuis janvier 2004.

Les progrès dans les campagnes de vaccination, la promesse des banques centrales de demeurer accommodantes et la perspective d'un plan de soutien budgétaire massif aux Etats-Unis alimentent un optimisme qui se traduit parallèlement par la hausse des rendements des emprunts d'Etat.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les Bourses européennes ont brièvement salué la contraction moins marquée qu'attendu de l'économie de la zone euro au quatrième trimestre et l'amélioration surprise du climat des affaires en Allemagne où les investisseurs tablent sur un rebond de la consommation.

Aux Etats-Unis, l'unique statistique du jour a aussi été positive: l'indice de l'activité manufacturière dans la région de New York a augmenté bien plus que prévu en février, à 12,1 contre 3,5 le mois précédent et 6,0 pour le consensus.

VALEURS

Le secteur des ressources de base, très sensible à la conjoncture économique, a signé la plus forte progression, son indice Stoxx prenant 1,29%, à un plus haut depuis 2011, alors que le cours du a brièvement touché un plus haut depuis mai 2012.

A Paris, ArcelorMittal (AS:) a gagné 1,19%.

Michelin (PA:) a grappillé 0,17% après des annonces contrastées. Le géant des pneumatiques a annoncé des résultats annuels et un relèvement de dividende plus importants qu'attendu mais des prévisions 2021 jugées prudentes pour les analystes.

Technip (PA:) Energies a bondi de 41,11% pour sa première séance de cotation, marquant la fin de son aventure au sein de TechnipPFMC qui a perdu pour sa part 6,79%.

L'action Vivendi (PA:) a cédé 1,70% sur un abaissement de recommandation par Citigroup (NYSE:) après avoir bondi lundi de près de 20%, portée par l'intention du groupe de médias de distribuer à ses actionnaires 60% du capital de sa pépite Universal et d'introduire celle-ci en Bourse d'ici à la fin de l'année.

A WALL STREET

Les principaux indices de Wall Street ont atteint des sommets historiques avec la progression des valeurs cycliques dans l'espoir d'une aide budgétaire accrue pour la première économie du monde.

Alimentant les espoirs sur la conjoncture, James Bullard, le président de la Réserve fédérale de Saint Louis, a déclaré que la croissance des Etats-Unis pourrait dépasser celle de la Chine cette année.

Les banques profitent de la remontée des rendements des emprunts d'Etat, l'indice du secteur gagne 2,62%.

TAUX Le rendement des Treasuries à dix ans grimpe de huit points de base, autour de 1,2871%, au plus haut depuis fin février 2020.

Son équivalent allemand a fini à son plus haut depuis juin -0,348%.

CHANGES

Après avoir atteint son plus bas niveau en trois semaines, l'indice dollar se stabilise après les commentaires de James Bullard et l'indice "Empire State".

L'euro repart du coup à la baisse, autour de 1,21 dollar après un plus depuis le 27 janvier à 1,2169 dollar et la livre sterling est inchangé à 1,39 dollar après avoir inscrit un record depuis avril 2018 à 1,3951.

Du côté des cryptomonnaies, le est toujours bien entouré (+1,58%), ce qui lui a permis de dépasser pour la première fois la barre des 50.000 dollars.

"L'augmentation incroyable du bitcoin cette année ne montre aucun signe de ralentissement et montre qu'il doit désormais être considéré comme un actif d'investissement classique. En fin de compte, il bouleverse le statu quo et tire profit de la baisse de la puissance du dollar", a commenté Simon Peters, analyste pour la plate-forme d'investissement eToro.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, le brut américain (West Texas Intermediate, ) gagne 0,69% pour atteindre 59,88 dollars le baril, après un pic de 13 mois à 60,95, en raison d'une vague de froid aux Etats-Unis entraînant la fermeture de nombreux puits et raffineries au Texas.

Le cède en revanche 0,25% à 63,14 dollars alors que l'organisation patronale norvégienne a conclu un accord salarial avec un important syndicat, évitant des perturbations de l'approvisionnement en Europe.

A SUIVRE :

Les investisseurs suivront mercredi la publication des ventes au détail aux Etats-Unis, les "minutes" de la Réserve fédérale mais aussi les résultats de sociétés parmi lesquels ceux de Kering (PA:) avant l'ouverture de la Bourse.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

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