Le rebond des actions s'essouffle malgré de bons résultats

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi et sous leurs plus hauts du jour après un début de séance mitigé à Wall Street, le rebond entamé lundi montrant des signes d'essoufflement alors que les dernières informations sur le plan de relance aux Etats-Unis suggèrent que l'administration Biden pourrait faire des concessions aux républicains.

À Paris, le , qui gagnait plus de 1% en début de séance, a terminé inchangé à 5.563,05 points et à Londres, le a perdu 0,14% alors qu'à Francfort, le progressait de 0,71%. L'indice a pris 0,54%, le 0,27% et le 0,33%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le désordre: le cédait 0,17% tandis que le Standard & Poor's 500 avançait de 0,12% et que le perdait 0,1%.

Ces deux derniers profitent à peine de la hausse de 7,47% d'Alphabet (NASDAQ:), la maison mère de Google, au lendemain de résultats supérieurs aux attentes, et la tendance est freinée par Amgen (-3,06%), dont les prévisions ont déçu comme pour Amazon (NASDAQ:), qui cède 0,18% avec l'annonce du prochain départ de Jeff Bezos de la direction générale.

Par ailleurs, selon CNN, Joe Biden a déclaré à des élus démocrates qu'il était prêt à débattre des critères de distribution des chèques de 1.400 dollars par foyer prévus par son plan de relance mais pas du montant de ces aides.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Europe, les indices PMI IHS Markit des services et composite ont confirmé l'impact des mesures de reconfinement, qui fait craindre une contraction du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au premier trimestre.

Par ailleurs, l'inflation dans la zone euro est redevenue positive en janvier selon la première estimation d'Eurostat, à 0,9% en rythme annuel.

Aux Etats-Unis, le secteur privé a créé 174.000 emplois en janvier selon l'enquête ADP (PA:) et la croissance de l'activité du secteur des services s'est accélérée pour atteindre son rythme le plus élevé depuis près de deux ans selon l'Institute for Supply Management (ISM).

VALEURS

Le compartiment bancaire européen (+0,73%) a bénéficié de la hausse marquée des cours des banques italiennes comme UniCredit (+4,18%) ou Intesa Sanpaolo (MI:) (+4,29%) après la confirmation de la tentative de former un gouvernement dirigé par l'ex-président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

A Madrid, Santander a gagné 0,67% après avoir battu le consensus au quatrième trimestre et dit tabler sur un rebond cette année.

A Paris, Publicis (PA:) a pris 2,33%, le marché saluant des résultats supérieurs aux attentes grâce entre autres à la filiale américaine Epsilon.

Mais la performance du jour est pour Daimler (DE:), qui a bondi de 8,91% après l'annonce d'un projet de scission de ses activités de poids lourds, qui pourraient entrer en Bourse avant la fin de l'année.

CHANGES

Si le dollar a effacé ses gains face à un panier de référence (-0,06%), l'euro reste orienté à la baisse, ni le chiffre supérieur aux attentes de l'inflation en zone euro ni le mandat confié à Mario Draghi par le président italien ne suffisant à apaiser les inquiétudes pour l'économie du bloc.

La monnaie unique cède 0,17% face au billet vert à 1,2022 après un plus bas de deux mois à 1,2003.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro ont fini la journée en hausse, à -0,466% pour le Bund allemand à dix ans, dans le sillage des américains, celui des Treasuries à dix ans remontant à 1,1254%, au plus haut depuis deux semaines.

A contre-courant de la tendance générale, les rendements italiens ont de nouveau chuté avec la perspective de la formation d'un gouvernement Draghi à Rome. Le dix ans a reculé de près de sept points de base sur la journée pour revenir à 0,586%, au plus bas depuis le 21 janvier.

PÉTROLE

Le marché pétrolier a amplifié sa hausse après l'annonce par l'Energy Information Administration (EIA) d'une baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le gagne 2,28% à 58,77 dollars le baril, au plus haut depuis 11 mois et demi, et le (West Texas Intermediate, WTI) 2,5% à 56,13 dollars, son meilleur niveau depuis janvier 2020.

A SUIVRE JEUDI:

La séance de jeudi devrait être marquée par une nouvelle salve de publications de résultats mais aussi par le communiqué de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, qui pourrait préciser sa position concernant le recours éventuel à des taux d'intérêt négatifs.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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