Le rebond des actions s'amplifie en Europe comme à Wall Street

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PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mardi tandis que Wall Street poursuivait son rebond, l'espoir de progrès sur le plan de relance aux Etats-Unis et le bon accueil réservé aux résultats de plusieurs grands groupes favorisant le retour des investisseurs vers les actions après l'épisode de défiance de la semaine dernière.

À Paris, le affiche en clôture une hausse de 1,86% (101,43 points), sa meilleure performance en pourcentage depuis le 9 novembre, à 5.563,11 points. A Londres, le a gagné 0,78% et à Francfort, le a progressé de 1,56%.

L'indice a pris 1,69%, le 1,26% et le 1,29%.

Au moment de la clôture en Europe, la Bourse de New York restait solidement ancrée en territoire positif, le s'adjugeant 2%, le Standard & Poor's 500 1,8% et le 1,42%.

GameStop, valeur emblématique de l'irruption la semaine dernière d'une nuée d'investisseurs individuels qui ont déstabilisé les fonds spécialisés dans la vente à découvert et provoqué un pic de volatilité et un mouvement de défiance, chutait alors de 46,14%, signe que la frénésie d'achats de valeurs décotées n'est plus d'actualité.

Sur le marché des matières premières, l'argent, autre bénéficiaire de ce phénomène nouveau et imprévu, perd quant à lui 7,52%.

Le retour au calme se confirme donc tandis que les investisseurs attendent des nouvelles des discussions en cours entre la Maison blanche et le Congrès sur le projet de plan de relance de 1.900 milliards de dollars (1.575 milliards d'euros) du président américain.

Les marchés américains saluent en outre des publications de résultats globalement meilleures qu'attendu: UPS et Exxon Mobil (NYSE:) gagnent respectivement 1,47% et 4,05%.

VALEURS

En Europe, la hausse a bénéficié à la quasi-totalité des secteurs de la cote, les seules exceptions étant pour les matières premières (-0,63%) avec le repli de l'argent et pour les télécoms(-0,07%).

L'indice Stoxx du transport aérien et des loisirs a pris 3,16%, celui des banques 2,59%, celui des services financiers 2,55%.

A Paris, Airbus (PA:) a fini en tête du CAC 40 avec un gain de 6,59%, profitant entre autres d'une note d'analyste favorable de Morgan Stanley (NYSE:).

A Londres, BP (LON:) a perdu 4,53% après avoir publié une perte annuelle de 5,7 milliards de dollars, la première depuis dix ans.

Le groupe allemand Fresenius (DE:) Medical Care, spécialiste de la dialyse, a chuté de 10,31% après avoir averti que son bénéfice net annuel pourrait reculer de 25% cette année.

Dans l'actualité des fusions-acquisitions, Atos (PA:) a pris 1,87%, l'arrêt des discussions en vue d'un rachat de l'américain DXC ayant soulagé le marché.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro s'est contracté de 0,7% au quatrième trimestre selon la première estimation publiée par Eurostat, une baisse légèrement moins forte qu'attendu. Sur l'ensemble de 2020, le PIB des 19 a diminué de 6,8%.

CHANGES

Les chiffres du PIB de la zone euro, en confirmant le retard pris par le bloc sur les Etats-Unis en matière de reprise économique et la perspective de mesures de relance plus massives côté américain, font souffrir la monnaie unique tombée à son plus bas niveau depuis deux mois face au dollar à 1,2019.

L'"indice dollar", qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de référence qui inclut l'euro, ne progresse toutefois que de 0,23%, beaucoup de cambistes ne voyant dans son rebond récent qu'une correction passagère.

TAUX

Les rendements des emprunts d'Etat de référence de la zone euro ont fini en hausse dans le sillage de ceux des bons du Trésor américain, l'optimisme sur la relance et les résultats détournant les investisseurs des emprunts d'Etat.

Celui du Bund allemand a dix ans finit la journée à -0,487% après être monté en séance à -0,477%, son plus haut niveau depuis trois semaines. Celui des Treasuries à dix ans prend plus de deux points de base à 1,1031%.

PÉTROLE

Les cours du brut ont atteint leur plus haut niveau depuis près d'un an après la publication de l'enquête mensuelle de Reuters montrant que la production des pays de l'Opep a moins augmenté que prévu en janvier.

Le gagne 2,57% à 57,80 dollars le baril après un pic à 58,05 et le (West Texas Intermediate, WTI) 2,71% à 55,00 dollars après avoir atteint 55,26.

(Marc Angrand)

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