Wall Street fébrile en attendant les résultats du vote au Sénat

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par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé mercredi à l'ouverture, avec un net recul du , et les Bourses européennes avancent à mi-séance, la perspective de plus en plus nette d'une vague démocrate au Congrès américain laissant espérer un soutien budgétaire supplémentaire mais faisant craindre un durcissement de la réglementation sur le secteur clé de la technologie.

Les futures sur les indices de référence de la Bourse de New York signalent une ouverture en hausse de 0,3% pour le , quasiment stable pour le S&P-500 et en baisse de 1,3% pour le Nasdaq.

À Paris, le gagne 0,86% à 5.612,45 points vers 12h17 GMT. À Francfort, le prend 1,05% et à Londres, le s'adjuge 2,4%.

L'indice paneuropéen monte de 0,84%, l' de la zone euro de 1,05% et le de 0,93%.

Le Parti démocrate a remporté l'un des deux sièges en jeu mardi en Géorgie pour le Sénat américain et paraissait en mesure de gagner le deuxième, ce qui lui permettrait de prendre de fait le contrôle de la chambre haute du Congrès et faciliterait la mise en oeuvre des projets de Joe Biden.

Les investisseurs s'attendent à ce que le président élu engage un plan de relance plus important, ce qui serait un élément positif pour la croissance mondiale et les actifs risqués mais défavoriserait le dollar et les emprunts d'Etat avec une augmentation des dépenses budgétaires.

En cas d'un Congrès entièrement démocrate, il serait plus aisé pour Joe Biden de faire adopter une réglementation plus stricte sur les très puissantes entreprises technologiques américaines, en nette baisse dans les échanges avant l'ouverture de Wall Street.

Du côté des indicateurs, l'activité économique dans la zone euro s'est améliorée en décembre mais est restée en contraction et pourrait se détériorer davantage avec l'effet des nouvelles restrictions sanitaires sur le secteur des services.

Le reste de l'agenda sera marqué par la première estimation de l'inflation allemande en décembre et les résultats de l'enquête du cabinet ADP (PA:) sur l'emploi privé. Les économistes interrogés par Reuters tablent sur une forte baisse des créations de postes, de 88.000 contre 307.000 en novembre.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

En avant-Bourse, Facebook (NASDAQ:), Apple (NASDAQ:), Amazon (NASDAQ:), Netflix (NASDAQ:) et Alphabet (NASDAQ:) perdent entre 2% et 2,5%.

Les valeurs bancaires profitent quant à elles de la progression des rendements obligataires: JPMorgan (NYSE:), Citigroup (NYSE:) et Bank of America (NYSE:) sont indiquées en hausse de 1,3% à 2,4%.

VALEURS EN EUROPE

En Europe aussi, les banques sont en forme. L'indice Stoxx du secteur inscrit la plus forte hausse de la séance avec un bond de 4,76%.

A Paris, Crédit agricole (PA:), BNP Paribas (PA:) et Société générale (PA:) avancent de 4,05% à 5,91%. En tête du Stoxx 600, Barclays (LON:), HSBC (LON:) et Standard Chartered (LON:) prennent de 7,71% à 9,03%.

Total (PA:) s'octroie 3,90%, porté comme l'ensemble du secteur par la remontée des cours du brut. L'indice européen des valeurs du pétrole et gaz gagne 3,28%.

A contrario, le secteur technologique recule de 0,65%.

"Le sentiment de marché reste soutenu par les espoirs de nouvelles mesures de relance aux États-Unis (...) Le regain d'appétit pour les secteurs cycliques pourrait surperformer les actions technologiques cette année, après le rally de 2020", a déclaré Pierre Veyret chez ActivTrades.

"Certains investisseurs, inquiets des problèmes de valorisation et des bulles possibles sur les actions technologiques, pourraient choisir d'utiliser ce secteur comme un mouvement "défensif" tandis que les actions cycliques, énergétiques et plus généralement industrielles pourraient être les plus performantes si les économies parviennent à se débarrasser des effets négatifs de Covid-19", a ajouté l'analyste.

TAUX

La perspective d'un contrôle du Congrès par les démocrates pousse les rendements obligataires à la hausse dans l'anticipation d'une augmentation des emprunts publics aux Etats-Unis.

Le taux des Treasuries à dix ans grimpe de six points de base pour dépasser 1% pour la première fois depuis mars dernier. Il se situe à 1,0153%.

En Europe, le rendement du Bund allemand avance de plus de trois points de base, à -0,551%, au plus haut depuis le 23 décembre.

CHANGES

Le dollar reste sous pression face à la perspective d'un creusement des déficits américains et d'un soutien économique renforcé aux Etats-Unis qui favoriserait les actifs plus risqués.

Le billet vert recule de 0,2% face à un panier de devise de référence, à un nouveau plus bas depuis près de trois ans.

Cela porte l'euro à 1,2343 dollar, au plus haut depuis avril 2018.

PÉTROLE

Les cours du pétrole continuent de monter et ont atteint des plus hauts de plus de dix mois après la décision inattendue de l'Arabie saoudite d'accroître la réduction de sa production sur les deux prochains mois à l'issue de la réunion de l'Opep+.

Autre facteur de soutien du marché, l'American Petroleum Institute a annoncé une baisse des stocks américains de 1,7 million de baril alors que le consensus donnait une diminution de 1,3 million.

Le gagne 0,8% à 54,03 dollars le baril et le 0,4% à 50,13 dollars.

(édité par Patrick Vignal)

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