Rebond des actions, la volatilité reflue, les indicateurs rassurent

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN HAUSSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes, Londres exceptée, ont terminé en hausse jeudi, le rebond de Wall Street leur ayant permis d'effacer leurs pertes tandis que la volatilité liée aux positions à découvert contrées par des milliers d'investisseurs individuels refluait.

À Paris, le , qui perdait plus de 1,4% en milieu de matinée, a gagné 0,93% (50,9 points) à 5.510,52 points et à Francfort, le a progressé de 0,33% alors qu'à Londres, le abandonnait 0,63%.

L'indice a pris 0,58%, le 0,03% et le 0,1%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le vert, le s'adjugeant 1,89%, le Standard & Poor's 500 1,77% et le 0,93%. Tous trois avaient chuté de plus de 2% mercredi, leur plus mauvaise performance depuis le 28 octobre.

L'indice de volatilité du CBOE, baromètre très suivi de la nervosité des investisseurs sur les marchés américains, refluait alors de près de neuf points après un bond de plus de 14 points la veille.

Ce début de retour au calme s'explique en partie par la diminution des transactions liées aux positions à découvert, qui avaient perturbé les marchés ces derniers jours avec entre autres l'envolée spectaculaire de plusieurs valeurs prises pour cibles par des "hedge funds", comme GameStop, BlackBerry ou Nokia (HE:). Des intermédiaires tels que Robinhood ont en effet restreint les possibilités de transactions sur ces titres.

Les investisseurs ont aussi salué l'annonce d'une remontée de l'inflation en Allemagne et l'absence de mauvaise surprise dans les statistiques économiques américaines du jour.

Ces facteurs ont pris le pas, au moins temporairement, sur les préoccupations liées à la progression ininterrompue de la pandémie de coronavirus et aux craintes de pénuries de vaccins. Et nombre de grands investisseurs institutionnels continuent d'afficher leur confiance pour les semaines à venir, grâce entre autres aux perspectives de profits des entreprises.

"Pour nous, il est probable que l'attention se porte de nouveau sur les résultats de sociétés, la relance et le déploiement des vaccins", estime ainsi Mark Haefele, directeur des investissements d'UBS Global Wealth Management. "Nous croyons que la tendance de marché restera orientée à la hausse à moyen terme."

VALEURS

En Europe, les progressions sectorielles les plus marquées du jour sont pour le secteur de la construction (+1,64%), celui du transport et des loisirs (+1,39%) et celui de la distribution (+1,08%) alors que celui des télécommunications cédait 2,23% avec le repli de 13,25% de Nokia au lendemain d'un bond de près de 14%.

A Paris, en tête du CAC 40, ArcelorMittal (AS:) a gagné 5,13%.

Parmi les grands groupes ayant publié leurs résultats en début de journée, STMicroelectronics (PA:) a pris 4,13% et Diageo (LON:) 3,16% alors que Swatch perdait 0,83%.

Elior (PA:) a chuté de 11,02%, des analystes se disant déçus par ses prévisions.

L'assureur britannique Prudential (LON:) (-7,83%)a plombé le marché londonien en annonçant renoncer à coter ses activités américaines.

A WALL STREET

Sur les marchés américains comme en Europe, l'accueil réservé aux résultats n'est pas univoque: Apple (NASDAQ:) cède ainsi 2,22% malgré des trimestriels supérieurs aux attentes et Tesla (NASDAQ:) perd 2,68% faute d'avoir donné des prévisions précises pour cette année, alors que Facebook (NASDAQ:) gagne 0,37% et American Airlines plus de 7%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le produit intérieur brut (PIB) américain affiche une croissance de 4% en rythme annualisé au quatrième trimestre, un chiffre conforme aux attentes, et l'année 2020 se solde pour les Etats-Unis par une contraction de 3,5%, leur pire performance depuis 1946.

Les inscriptions au chômage ont par ailleurs reculé un peu plus qu'attendu la semaine dernière à 847.000.

En Europe, l'inflation en Allemagne a largement dépassé le consensus selon la première estimation pour janvier, à 1,6% en rythme annuel.

CHANGES

Le dollar, orienté à la hausse pendant la première partie de la journée, est passé dans le rouge après la publication des chiffres de l'inflation allemande et des indicateurs américains et le retournement à la hausse des contrats à terme à Wall Street. Il cède désormais 0,12% face à un panier de devises de référence.

L'euro en profite pour remonter à plus de 1,2120 dollar après être passé en matinée sous 1,21.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro ont fini la journée pratiquement inchangés après avoir réagi par une hausse aux chiffres de l'inflation en Allemagne.

Celui du Bund allemand à dix ans, qui était revenu à -0,56% en matinée, est ainsi remonté à -0,546%.

Le dix ans américain, lui, remonte nettement, de plus de trois points de base, à 1,0517%, effaçant ainsi sa baisse de la veille.

PÉTROLE

Le marché pétrolier vit une séance en dents de scie: orienté à la baisse en début de journée avec la hausse du dollar, il a ensuite gagné près de 1% avec le retournement de tendance sur le billet vert, avant d'effacer ses gains.

Le abandonne désormais 0,45% à 55,56 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 0,83% à 52,41 dollars.

A SUIVRE VENDREDI:

La dernière séance boursière du mois de janvier sera animée entre autres par les chiffres du produit intérieur brut (PIB) en Allemagne et en France, puis par les statistiques des revenus et dépenses des ménages américains.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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