Pas de pause pour le marché de l'immobilier au Québec

La vente et l'achat d'une maison, d'un plex, d'un condo, d'un chalet ou même d'un commerce continueront d'être permis malgré les restrictions annoncées mercredi par le premier ministre François Legault.


Dans un bulletin spécial envoyé jeudi aux membres de la profession, l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec confirme que «les visites de propriétés et de locaux visant la réalisation d’une transaction» seront toujours possibles après le samedi 9 janvier, date à laquelle les nouvelles mesures doivent entrer en vigueur.

Elles devront toutefois avoir lieu dans le respect du couvre-feu imposé par le gouvernement. Les professionnels devront donc prévoir que les personnes impliquées soient revenues à leur résidence au plus tard à 20 h, écrit l'OACIQ.

Quant aux visites libres, elles «demeurent à proscrire», ajoute l'organisme.

Dans son message, l'OACIQ explique que, de manière générale, «l'exercice du courtage immobilier demeure possible», mais rappelle que de nombreuses règles doivent être observées par les professionnels de l'industrie.

Fermés depuis les Fêtes, les locaux des agences immobilières, par exemple, ne pourront pas rouvrir avant le 8 février, lorsque les restrictions présentées mercredi viendront à échéance.

L’utilisation d’outils permettant le travail à distance – comme les visites virtuelles, les vidéoconférences, les conférences téléphoniques, les formulaires électroniques et les solutions de signatures électroniques – devra également être préconisée.

Enfin, un Guide des meilleures pratiques en période de coronavirus a été mis à la disposition des courtiers. Il prévoit notamment que ceux-ci doivent procéder à la désinfection des surfaces utilisées avant et après les visites (poignées de porte, sonnette d’entrée, interrupteurs, rampes d'escalier, etc.).

La pandémie de COVID-19 qui s'abat sur le Québec depuis bientôt un an n'a pas ralenti la vigueur du marché immobilier, bien au contraire. Les ventes et les prix ont explosé lorsque les visites ont pu reprendre en mai après une pause de quelques mois.

Depuis, plusieurs records ont été battus. Le mois dernier, par exemple, les ventes ont grimpé de 32 % dans le Grand Montréal par rapport à la même période l'an dernier, du jamais vu.