La hausse de plusieurs tarifs « va frapper fort » en 2021


Augmentation de la facture d’électricité, hausse du loyer et du panier d’épicerie; l’année 2021 pourrait faire mal à notre portefeuille. Selon l'Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie (ACEF), ce nouveau fardeau budgétaire « va frapper fort. »

En entrevue à Par ici l’info, la coordonnatrice de l’organisme Sylvie Bonin craint que les ménages à plus faible revenu soient particulièrement désavantagés par cette pression financière accrue, car elle concerne surtout des biens et des services essentiels.

«Il faut s’attendre à une hausse du panier d’épicerie de 4 % en 2021, explique-t-elle. C’est surtout l’alimentation de base qui va augmenter beaucoup. […] Depuis 20 ans, l’augmentation des prix des aliments est presque toujours plus élevée que l’indice des prix à la consommation.»

« Ce sera le gros problème en 2021» pour les familles plus démunies qui pourraient devoir sacrifier une alimentation plus saine pour tenter de diminuer la facture d’épicerie.

Une accumulation difficile à absorber

En 2020 de nombreux Québécois ont découvert la réalité du télétravail. Par le fait même, plusieurs d’entre eux ont vu leur facture d’électricité bondir. 

Tout indique que la tendance se poursuivra dès avril 2021, car une augmentation des tarifs de 1,3 % est prévue. 

«Ça va être un double effet, le tarif sera plus élevé et on en consommera plus. C’est pourtant essentiel, on a des craintes pour avril prochain, car des gens ont accumulé des dettes», s’inquiète Sylvie Bonin.

Les grands joueurs québécois des télécommunications, comme Bell et Vidéotron, ont aussi annoncé une majoration de quelques dollars pour chacun de leurs services.

«C’est peut-être juste deux dollars par service, mais quand on en a trois, l’augmentation en pourcentage est importante», souligneSylvie Bonin.

«Tout ça monte, mais l’an dernier plusieurs entreprises ont gelé les salaires et en 2021 plusieurs songent le faire. […] Si mon salaire est gelé, toutes ces augmentations, c’est difficile à absorber. Le contexte cumulé sera une réalité difficile pour beaucoup de ménages.»

L’ACEF prévient aussi les Québécois qui ont bénéficié de la prestation canadienne d’urgence (PCU) de ne pas sous-estimer l’impact sur leur prochain rapport d’impôt.