Petite hausse en vue à Wall Street grâce à la relance et aux vaccins

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À MI-SÉANCE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait ouvrir en légère hausse et les Bourses européennes avancent à mi-séance mercredi, gagnées par un regain d'optimisme concernant les vaccins et le plan de relance américain, ainsi que par les espoirs d'avancées dans les discussions sur l'après-Brexit, qui font monter la livre sterling. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street quasiment à l'équilibre pour le Nasdaq et en progression d'environ 0,2% pour le et le S&P-500, ce dernier se dirigeant ainsi vers un record.

À Paris, le gagne seulement 0,14% à 5.568,68 points vers 12h15 GMT, plombé par la chute de STMicroelectronics (PA:) après des prévisions décevantes.

A Francfort, le prend 0,85% et à Londres, le gagne 0,28%.

L'indice paneuropéen avance de 0,44%, l' de la zone euro de 0,38% et le de 0,51%.

Ce dernier évolue à son plus haut niveau depuis fin février et l'indice mondial MSCI, qui regroupe 49 marchés développés et émergents, a une nouvelle fois inscrit un record.

Le S&P-500 et le ont enregistré mardi des plus hauts de clôture, portés par le flot de nouvelles positives liées aux vaccins du duo Pfizer-BioNTech, de Johnson & Johnson (NYSE:) et d'AstraZeneca (LON:).

Les investisseurs reprennent par ailleurs espoir dans un accord politique sur un plan de relance aux Etats-Unis, l'administration Trump ayant proposé un projet d'un montant de 916 milliards de dollars (756 milliards d'euros) pour compenser l'impact de la crise sanitaire.

"Avec les marchés qui commencent à montrer une certaine lassitude en fin d'année, toute mesure de relance viendra à point nommé et garantira que les marchés d'actions termineront l'année sur une note positive", a déclaré Stephen Innes chez AxiCorp.

Dans l'immédiat, l'attention des investisseurs est tournée vers Bruxelles, où Boris Johnson et Ursula von der Leyen doivent se retrouver dans la soirée pour tenter de lever les obstacles à un accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne et éviter une sortie désordonnée des Britanniques le 1er janvier prochain. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

Le compartiment des transports et des loisirs signe la plus forte progression en Europe avec un gain de 1,46%, suivi par celui de l'automobile (+1,44%) et celui de l'assurance (+1,25%).

Société générale (PA:), PSA (PA:) et Renault (PA:), en tête du CAC 40, prennent de 2,40% à 4,62%.

A l'inverse, STMicro chute de 9,48%, de loin la plus forte baisse de l'indice parisien, après avoir dit s'attendre à un ralentissement de sa croissance et de sa rentabilité en raison de la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine et des sanctions américaines à l'encontre de Huawei, son principal client.

Dans son sillage, le secteur européen des hautes technologies est le seul à être en baisse, son indice Stoxx reculant de 0,05%. ASML, Infineon (DE:) et Dialog Semiconductor cèdent de 0,68% à 1,22%.

CHANGES

Le dollar américain perd du terrain face à un panier de devises internationales, la confiance dans les vaccins et le plan de soutien américain stimulant l'appétit des cambistes pour les monnaies plus à risque.

L'euro gagne 0,12% à 1,2115 dollars.

La livre sterling, elle, amplifie sa hausse face au billet vert (+0,7%) et à la monnaie unique (+0,66%) après les déclarations de Michael Gove, ministre d'Etat britannique, évoquant la possibilité d'un compromis sur le dossier de la pêche, l'un des points d'achoppement des discussions avec Bruxelles.

TAUX

La hausse des actions mondiales s'accompagne d'une progression des rendements des obligations, même si ceux de la zone euro sont freinés par les anticipations d'un nouvel assouplissement de la politique de la Banque centrale européenne jeudi.

Le rendement du Bund à dix ans gagne près un peu plus d'un point de base à -0,595% et celui des Treasuries prend trois points à 0,9411%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole montent alors que les derniers informations sur les vaccins ravivent l'espoir d'une reprise de la demande, un facteur qui l'emporte sur l'augmentation inattendue des stocks de brut la semaine dernière aux Etats-Unis, selon les chiffres de l'American Petroleum Institute (API).

Le gagne 0,4% à plus de 49 dollars le baril et le monte autour de 45,70 dollars (+0,37%).

(Laetitia Volga, édité par Marc Angrand)

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