L'optimisme porte les actions en Europe au plus haut depuis février

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en hausse en début de séance mercredi, dans le sillage de Wall Street et Tokyo, grâce à un regain d'optimisme sur les vaccins contre le COVID-19, la relance aux Etats-Unis et le Brexit.

À Paris, le gagne 0,42% à 5.584,16 points vers 09h10 GMT après avoir buté sur le seuil des 5.600. A Londres, le prend 0,79% et à Francfort, le avance de 0,97%.

L'indice est en hausse de 0,62%, le de 0,64% et le de 0,52%,au plus haut depuis le 27 février.

Alors que la première partie de la séance de mardi avait été dominée par un regain d'incertitude, de nouvelles publications sur les vaccins contre le coronavirus de Pfizer-BioNTech et d'AstraZeneca (LON:) ont permis aux investisseurs de reprendre confiance et porté Wall Street à des niveaux sans précédents.

Le mouvement profite aussi de la présentation par l'administration Trump d'un projet de plan de relance de l'économie de 916 milliards de dollars (756 milliards d'euros), même si les divergences entre républicains et démocrates sur le sujet restent importantes.

Les investisseurs ont également bien accueilli les propos du ministre d'Etat britannique Michael Gove sur la possibilité d'un compromis entre Londres et Bruxelles sur le dossier de la pêche, l'un des points d'achoppement des discussions en cours, avant la rencontre présentée comme cruciale entre le Premier ministre Boris Johnson et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, prévue en fin de journée.

VALEURS

Le rebond des actions profite à la quasi-totalité des grands secteurs de la cote européenne. Parmi les progressions sectorielles les plus soutenues du début de séance, l'indice Stoxx de l'automobile progresse de 1,52%, celui du pétrole et du gaz de 1,39%, celui des banques de 1,1%.

A Paris, dans le peloton de tête du CAC 40, Renault (PA:) prend 3,77%, Société générale (PA:) 1,87% et Total (PA:) 1,75%.

A Milan, la banque BPER gagne 3,73% après un article de presse selon lequel UniCredit (+2,60%) pourrait envisager une fusion entre les deux groupes une fois nommé un nouvel administrateur délégué.

A la baisse, STMicroelectronics (PA:) chute de 10,8% après avoir repoussé d'un an son principal objectif de chiffre d'affaires à moyen terme.Le groupe franco-italien de semi-conducteurs plombe le secteur des hautes technologies, qui abandonne 0,76%.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, l'indice a terminé en hausse de 1,33% et inscrit sa meilleure clôture depuis avril 1991, profitant des bonnes nouvelles sur les vaccins et la relance aux Etats-Unis, mais aussi des bons chiffres des commandes d'équipements industriels au Japon.

En Chine, en revanche, la baisse l'a emporté sur fond de regain de tension diplomatique avec les Etats-Unis et après l'annonce d'une baisse des prix à la consommation en novembre: le SSE Composite de Shanghai a perdu 1,12% et le CSI 300 1,34%.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les principaux indices américains suggèrent pour l'instant une ouverture en légère hausse sur la lancée des records de la veille: mardi, le a gagné 0,35% à 30.173,88 points, le S&P-500 0,28% à 3.702,2 et le 0,50% à 12.582,77.

La dégradation continue de la situation sanitaire aux Etats-Unis faisant craindre un nouveau coup de frein à l'économie avait fait basculer les indices dans le rouge en début de séance mais la perspective d'un feu vert prochain de la Food and Drug Administration (FDA) au vaccin mis au point par Pfizer (NYSE:) et BioNTech a permis un retournement de tendance.

L'action Pfizer a fini en hausse de 3,18% au terme d'une journée également marquée par les premières injections de son vaccin anti-COVID au Royaume-Uni.

TAUX

Le rebond des actions et le regain général d'appétit pour le risque détournent les investisseurs des emprunts d'Etat et font remonter les rendements: celui des bons du Trésor américain à dix ans prend autour de 2,5 points de base à 0,9377% et son équivalent allemand plus de 1,5 point à -0,597%.

Les mouvements sur le marché de la zone euro pourraient être limités par l'imminence des décisions de la Banque centrale européenne (BCE), dont le Conseil des gouverneurs pourrait annoncer jeudi une augmentation et une prolongation du PEPP, le programme d'achats d'urgence face à la pandémie.

CHANGES

Le regain général d'optimisme a mis fin au rebond entamé lundi par dollar, qui cède désormais du terrain face à un panier de devises de référence (-0,27%).

L'euro remonte ainsi autour de 1,2130 dollar à la veille de la réunion de la BCE.

La livre sterling, elle, amplifie sa hausse face au billet vert et à la monnaie unique après les déclarations de Michael Gove, ministre d'Etat britannique, évoquant la possibilité d'un compromis sur le dossier de la pêche, l'un des points d'achoppement des discussions avec Bruxelles.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est en nette hausse, les espoirs placés dans les vaccins l'emportant sur l'annonce par l'American Petroleum Institute (API) d'une hausse inattendue de 1,14 million de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le gagne 1,15% à 49,40 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 1,14% à 46,12 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

Let's block ads! (Why?)