L'impasse dans les négociations sur le Brexit ont pesé sur les actions et la livre

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE, SAUF LE FOOTSIE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE, SAUF LE FOOTSIE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Excepté le Footsie londonien, les Bourses européennes ont fini dans le rouge lundi, les craintes grandissantes liées au Brexit et la résurgence de la tension entre les Etats-Unis et la Chine ayant sapé l'appétit des investisseurs pour le risque.

À Paris, le a terminé en baisse de 0,64% à 5.573,38 points. Le Footsie britannique a grappillé 0,08%, soutenu par la baisse marqué de la livre sterling, et le a cédé 0,21%.

L'indice a perdu 0,26%, le a reculé de 0,24% et le de 0,3%.

Les difficultés des négociateurs britanniques et européens à trouver un consensus sur un accord commercial post-Brexit ont été le principal facteur de la déprime des marchés ce lundi.

"Le marché devient un peu anxieux [alors que la période de transition s'achève le 31 décembre]. Des progrès ont été réalisés en coulisses sur le plan technique mais il n'y a pas encore d'accord politique", a déclaré Stefan Koopman, économiste senior chez Rabobank.

La banque d'investissement JPMorgan (NYSE:) estime qu'un accord est probable mais le risque d'un divorce sans accord a augmenté, passant de 20% à plus de 30%.

Les investisseurs ont également été minés par le retour des différends entre Pékin et Washington. Plusieurs sources ont indiqué à Reuters que les Etats-Unis se préparaient à sanctionner plusieurs responsables chinois en raison de leur rôle présumé dans l'exclusion d'élus de l'opposition à Hong Kong.

VALEURS

Parmi les plus fortes baisses sectorielles ont figuré le compartiment bancaire qui a perdu 2,37%, celui de la distribution (-1,46%) et celui de l'automobile (-1,01%).

Crédit agricole (PA:) (-2,90%), Société générale (PA:) (-2,73%) et BNP Paribas (PA:) (-2,70%) ont fini en queue de peloton du CAC parisien.

A WALL STREET

A la clôture des marchés en Europe, Wall Street hésitant sur la direction à prendre: le perdait 0,45%, le 0,14% tandis que le gagnait 0,46%, porté par les valeurs technologiques.

A contre-courant de son secteur, Intel (NASDAQ:) (-4,30%) accusait la baisse la plus importante du Dow Jones en réaction à des informations de Bloomberg selon lesquelles Apple (NASDAQ:) (+1,57%) prévoit de lancer dès 2021 plusieurs puces pour Mac dont les performances seront supérieures aux plus rapides des puces Intel.

Après la déception sur les créations d'emplois en novembre et la réintroduction de mesures restrictives en Californie, l'Etat américain le plus peuplé, les attentes concernant un plan de relance du Congrès et un nouveau soutien de la Réserve fédérale se font de plus en plus fortes.

CHANGES/TAUX

La livre perd 0,67% face au dollar après avoir abandonné jusqu'à 1,6% en séance, les cambistes craignant de plus en plus que la Grande-Bretagne et l'Union européenne ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un accord commercial post-Brexit dans le temps imparti.

Ces inquiétudes ont fait augmenter à 30% contre 15% il y a deux semaines la probabilité d'une baisse de taux de la Banque d'Angleterre d'ici février à zéro (contre +0,1% actuellement), selon les données de Refinitiv.

Le dollar réduit ses gains face à un panier de devises de référence ce qui permet à l'euro de remonter à 1,2133.

Le repli sur les valeurs refuges profite aux emprunts d'Etat: le rendement des Treasuries à dix ans recule de quatre points de base à 0,9294% et celui du Bund allemand à dix ans a fini à -0,585%, un creux d'une semaine.

PÉTROLE

Le marché du pétrole est en baisse en raison de l'aggravation des relations entre les États-Unis et la Chine et de l'augmentation continue des cas de coronavirus, qui a nécessité la mise en place de nouvelles mesures, notamment dans l'Etat de Californie.

Le cède 0,45% à 49,03 dollars le baril et le 0,54% à 46,01 dollars.

(édité par Jean-Michel Bélot)

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