Les progrès de la relance aux USA font remonter les actions

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES ONT TERMINÉ EN ORDRE DISPERSÉ © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES ONT TERMINÉ EN ORDRE DISPERSÉ

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi mais au-dessus de leurs plus bas du jour tandis que Wall Street réduisait ses pertes grâce à un regain d'espoir de voir adopté un nouveau plan de relance de l'économie américaine, un facteur qui a pris le pas sur un indicateur économique décevant et sur les craintes liées au Brexit.

À Paris, le affiche en clôture une hausse symbolique de 0,03% (1,37 points) à 5.583,01 points après avoir passé la quasi-totalité de la séance dans le rouge et perdu jusqu'à 0,57%. A Londres, le a gagné 1,23% et à Francfort, le a limité son repli à 0,52%.

L'indice a cédé 0,11%, le 0,04% et le 0,05%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était proche de l'équilibre après avoir abandonné jusqu'à 1%.

Le président américain, Donald Trump, signera le projet de loi de soutien à l'économie proposé par le chef de file de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, si le texte est adopté par le Congrès, a assuré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

La perspective de progrès sur ce dossier bloqué depuis des semaines a été d'autant mieux reçue que la nécessité de nouvelles mesures de soutien venait d'être soulignée par les mauvais résultats de l'enquête mensuelle ADP (PA:) sur l'emploi privé aux Etats-Unis: le mois de novembre se solde par 307.000 nouveaux postes seulement contre 410.000 attendus par le marché.

Ces facteurs ont relégué au second plan le feu vert des autorités britanniques au vaccin contre le COVID-19 développé par Pfizer (NYSE:) et BioNTech, une première mondiale qui marque une nouvelle étape vers la sortie de la crise sanitaire.

Les investisseurs restent par ailleurs préoccupés par l'absence de progrès dans les discussions sur l'après-Brexit qui se poursuivent entre Londres et Bruxelles.

VALEURS

En Europe, les plus fortes hausses sectorielles du jour sont pour les compartiments les plus susceptibles de profiter de mesures de relance: l'indice Stoxx des matières premières a ainsi gagné 1,61%, celui des banques 1,33%, celui du pétrole et du gaz 1,24% également.

A Paris, Airbus (PA:) a profité de la faiblesse du dollar, qui gonfle mécaniquement le produit de ses ventes facturées dans la devise américaine: le titre a pris 2,15%, la meilleure performance du CAC 40.

A la baisse, le secteur de la chimie a perdu 1,07%, celui de la distribution 0,89%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Dans la zone euro, les prix à la production ont augmenté plus que prévu en octobre (+0,4% sur un mois, -2,0% sur un an) et le taux de chômage a diminué à 8,4% contre 8,5% en septembre.

CHANGES

Les anticipations liées à la relance aux Etats-Unis ont déclenché un nouvel accès de faiblesse du dollar, tombé à son plus bas niveau depuis deux ans et demi face à un panier de devises de référence (-0,17%).

L'euro en a profité pour remonter brièvement à plus de 1,21 dollar pour la première fois depuis avril 2018 avant de revenir autour de 1,2080.

La livre sterling a elle aussi repris un peu de terrain mais reste orientée à la baisse en raison des doutes quant à l'issue des discussions sur l'après-Brexit.

TAUX

Sur le marché obligataire, les dernières nouvelles des projets de relance aux Etats-Unis se traduisent par une remontée des rendements longs américains, à plus de 0,95% pour le dix ans, au plus haut depuis près de trois semaines.

La séance a été moins animée en zone euro et le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en légère hausse à -0,518% après avoir atteint -0,505%, son plus haut niveau depuis le 12 novembre.

PÉTROLE

Le marché pétrolier, qui a passé la première partie de la journée dans le rouge, s'est retourné à la hausse grâce aux dernières nouvelles sur le plan de relance américain et il a amplifié sa progression après l'annonce par l'Energy Information Administration (EIA) américaine d'une diminution moins marquée qu'anticipé des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière -679000.

Le gagne 1,94% à 48,34 dollars le baril après être tombé à 46,82 et le (West Texas Intermediate, WTI) prend 2,15% à 45,51 dollars après un plus bas à 43,92.

(Marc Angrand)

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