La hausse continue en Europe mais Wall Street marque le pas

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES FERMENT EN HAUSSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES FERMENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en hausse mais sous leurs plus hauts du jour mardi, l'essoufflement de la progression de Wall Street ayant pesé sur la tendance en fin de séance.

À Paris, le a clôturé sur une progression de 0,42% (23,41 points) à 5.611,79 points après avoir atteint en matinée, à 5.625,52,; son plus haut niveau depuis le 26 février.

A Londres, où les marchés étaient restés fermés lundi, le a gagné 1,64% alors qu'à Francfort, le cédait 0,21% sous le coup de prises de bénéfice sur plusieurs valeurs vedettes après un record en début de séance.

L'indice a pris 0,17%, le 0,81% et le 0,76%, inscrivant sa première clôture à plus de 400 points depuis plus de dix mois.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé, le étant inchangé alors que le Standard & Poor's 500 gagnait 0,15% et que le perdait 0,25%. Les trois grands indices américains ont inscrit de nouveaux records à l'ouverture avant d'effacer leurs gains.

Si la tendance reste favorable à la prise de risque après la ratification par Donald Trump des mesures budgétaires votées la semaine dernière au Congrès américain et l'accord entre Londres et Bruxelles sur l'après-Brexit, elle se teinte désormais d'une nuance de prudence, l'approche des élections sénatoriales clés dans l'Etat de Géorgie, le 5 janvier, risquant de favoriser un regain de tension politique.

VALEURS

Les valeurs cycliques européennes ont continué leur progression, le secteur des médias gagnant par exemple 1,9% sur la journée et celui de la distribution 1,86%. A l'opposé, les banques ont poursuivi leur repli, leur indice Stoxx cédant 0,73%.

A Francfort, SAP (NYSE:) a pris 1,46% après le dépôt par sa filiale américaine Qualtrics d'un projet d'introduction en Bourse aux Etats-Unis alors que Delivery Hero, meilleure performance du Dax cette année, abandonnait 2,9%.

CHANGES

Le dollar, toujours pénalisé par le regain d'appétit pour les actifs plus risqués et la perspective d'un creusement des déficits aux Etats-Unis, est tombé à son plus bas niveau depuis plus de deux ans et demi face à un panier de devises de référence (-0,39%).

L'euro en a profité pour atteindre 1,2274 dollar, un niveau sans précédent depuis avril 2018 face au billet vert, avant de revenir sous 1,2250 à l'heure de la clôture européenne.

TAUX

Les rendements des emprunts d'Etat de référence de la zone euro ont fini en légère baisse, à -0,576% pour le Bund allemand à dix ans et -0,3439% pour son équivalent français.

Sur le marché américain, les rendements sont quasi stables dans l'attente du vote du Sénat sur le relèvement des aides financières directes aux ménages. Celui des Treasuries à dix ans s'affiche à 0,9397%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole continuent de profiter des espoirs de voir le plan de relance massif voté aux Etats-Unis doper la demande de carburants: le gagne 0,85% à 51,29 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 1,07% à 48,13 dollars.

(Marc Angrand)

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