3 risques sous-estimés qui pourraient faire plonger les marchés dès janvier

Investing.com - Une année inédite est sur le point de s'achever, pour les marchés financiers comme dans de nombreux autres domaines, après une pandémie qui a pris le monde par surprise.

Cependant, après le naufrage du premier trimestre qui a fait perdre au plus d'un tiers de sa valeur en un mois, le marché a passé une grande partie des neuf derniers mois en mode de reprise.

Cette forte hausse, qui a permis d’effacer l’impact boursier de la pandémie alors que l’impact économie est encore loin d’être réparé, suggère un risque de correction, voire davantage.

C’est d’autant plus vrai que plusieurs risques clés pourraient faire dérailler l’optimisme des investisseurs au cours des prochaines.

Dans cet article, nous nous intéresseront donc à 4 risques clés à court terme qui pourraient faire plonger les marchés avant la fin du mois de janvier 2021.

1. Le vaccin COVID-19 de Johnson & Johnson pourrait décevoir

Johnson & Johnson (NYSE:), publiera en janvier des données provisoires sur son essai clinique de phase finale de son candidat vaccin pour le COVID-19. Dans une analyse préliminaire, le vaccin de Johnson & Johnson a affiché une efficacité de 98%.

À ce jour, deux vaccins, celui de Pfizer Inc (NYSE:) / BioNTech SE (NASDAQ:) et le celui de Moderna Inc (NASDAQ:) (efficaces à 95% et 94.1% respectivement), ont obtenu une autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA américaine. 

Le traitement de Johnson & Johnson pourrait donc confirmer une efficacité supérieure aux deux autres options. Mais il présente aussi d'autres avantage essentiels par rapport aux 2 autres qui ont déjà été approuvés, puisqu’il est administré en une seule dose, contre deux pour les vaccins de Moderna et Pfizer, et que son prix, qui devrait être beaucoup moins élevé que les deux autres, en fait un vaccin primordial pour les régions les plus pauvres du monde.

Si le traitement de J&J devait avoir une efficacité finale similaire aux résultats préliminaires, il offrirait une possibilité d'inoculation encore plus rapide et plus large. Mais si le traitement de J&J n'est pas à la hauteur, nous pourrions voir le sentiment à court terme du marché changer de façon raidcalement négative.

2. Les défis de production et de distribution des vaccins pourraient être difficiles à relever

La production et la distribution des deux vaccins déjà approuvés sont également potentiellement source de nouvelles négatives dès le mois de janvier.

Moderna s'est associé au groupe Lonza (SIX:) pour assurer la fabrication de ses vaccins. Cependant, les informations sur la capacité de Lonza à produire la quantité de vaccins que Moderna voudrait distribuer en 2021 ne sont pas claires.

Quant à Pfizer/BioNTech, la production n'est pas vraiment un problème.

Pour ce vaccin, le défi concerne en effet davantage le transport, avec un stockage ultre-froid qui nécessite des équipements spécifiques peu répandus. La plupart des pharmacies et des hôpitaux n'ont pas de congélateurs capables d'atteindre ces températures, ce qui signifie que des solutions toutes prêtes (par exemple, de la glace sèche) ont été nécessaires pour acheminer ce vaccin du point A au point B, ce qui complique la logistique.

Or, le marché ne semble pas prendre en compte ce risque, qui commence pourtant à se matérialiser. En effet, au 23 décembre, le CDC a noté que à peine plus d’un million de personnes avaient été vaccinées, ce qui est bien loin de l'objectif d'administrer le vaccin à 20 millions de personnes en décembre.

3. Les discussions sur la relance aux USA pourraient s'arrêter

Les investisseurs comptent également sur le nouveau Congrès et l'administration Biden pour s'attaquer rapidement à une nouvelle série de mesures de relance budgétaire.

La semaine dernière, le Congrès a finalement approuvé un plan de relance de près de 900 milliards de dollars pour faire face aux conséquences du coronavirus, après environ cinq mois de négociation. Cela permettra de verser 300 dollars supplémentaires chaque semaine aux allocations de chômage fédérales jusqu'à la mi-mars, d’allouer des capitaux pour la distribution des vaccins COVID-19 et le versement de jusqu'à 600 dollars supplémentaires à plus de 100 millions de contribuables.

Cependant, cela peut paraître peu au regard du désastre économique, et les investisseurs sont nombreux à s’attendre à ce qu'un projet de loi de relance encore plus important soit présenté par Washington une fois que Biden sera au pouvoir.

Si aucun indice en ce sens n’arrive rapidement, les investisseurs pourraient revoir leur copie, et abaisser leurs anticipations boursières en conséquence.

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