Wall Street rechute, le coronavirus inquiète à nouveau

© Reuters. LA BOURSE DE NEW YORK FINIT EN NETTE BAISSE © Reuters. LA BOURSE DE NEW YORK FINIT EN NETTE BAISSE

par Noel Randewich

(Reuters) - La Bourse de New York a fini jeudi en nette baisse, creusant ses pertes au fil de la séance, alors que l'épidémie due au nouveau coronavirus ne montre aucun signe de faiblesse aux Etats-Unis et que les espoirs suscités par l'annonce de Pfizer (NYSE:) en début de semaine sur son candidat vaccin s'estompent.

L'indice a cédé 317,46 points (-1,08%) à 29.080,17.

Le S&P-500, plus large, a perdu 35,65 points, soit 1,00%, à 3.537,01.

Le a reculé de son côté de 76,84 points (-0,65%) à 11.709,59 points.

Les nouvelles concernant la crise du coronavirus et son impact économique ont un peu douché l'enthousiasme du début de semaine.

Les Etats-Unis ont franchi le seuil symbolique des 100.000 nouvelles contaminations pour un huitième jour consécutif et, face à la dégradation de la situation sanitaire, New York a annoncé à son tour un durcissement de ses mesures de distanciation sociale.

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a quant à lui déclaré jeudi que les bonnes nouvelles concernant un vaccin contre le COVID-19 ne devraient pas avoir un grand impact économique à court terme. "Les prochains mois pourraient être difficiles", a-t-il prévenu.

Les indicateurs économiques américains publiés avant l'ouverture ont en outre montré que les inscriptions au chômage, certes en baisse plus forte que prévu la semaine dernière, restaient à un niveau très élevé et que l'inflation avait ralenti en octobre.

"La réalité, c'est que nous ne savons pas à quoi va ressembler la nouvelle normalité, ni même quand nous nous rétablirons du coronavirus, et il y a encore du chemin à faire", a dit Tom Martin, gérant de portefeuilles chez Global Investments.

"C'est le scénario classique d'un marché comptant sur quelque chose qui est à un horizon de neuf à 12 mois et puis qui n'y compte plus parce que ça ne s'est pas encore produit", a-t-il ajouté.

Le Dow a ainsi été freiné par le recul de grandes valeurs industrielles et financières sensibles à la conjoncture économique comme Boeing (NYSE:) et Goldman Sachs (NYSE:), qui ont cédé respectivement 2,98% et 1,62%.

Particulièrement frappés par la pandémie, les secteurs du transport aérien et des croisières ont aussi souffert, à l'image d'American Airlines (-2,49%) et de Royal Caribbean Cruises (-3,92%).

Toutes ces valeurs cycliques avaient brillé en début de semaine après l'annonce de Pfizer, qui avait donné aux investisseurs le sentiment d'une issue prochaine à la crise sanitaire et économique.

Dans ce contexte morose, les grandes valeurs technologiques n'ont même pas soutenu la tendance. Microsoft (NASDAQ:) a cédé 0,51%, Amazon (NASDAQ:) 0,86% et Apple (NASDAQ:) 0,23%.

(version française Bertrand Boucey)

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