Clôture in extremis dans le rouge en Europe, Wall St ralentit

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PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont fini en légère baisse lundi après avoir progressé pendant la quasi-totalité de la séance, les prises de profit ayant fini par l'emporter face à l'essoufflement de la hausse de Wall Street et en dépit des dernières nouvelles encourageantes sur la voie de la vaccination contre le coronavirus et d'indicateurs économiques solides aux Etats-Unis.

À Paris, le cède ainsi en clôture 0,07% (3,74 points) à 5.492,15 points après avoir atteint en séance, à 5.555,83, son plus haut niveau depuis le 27 février.

A Francfort, le a reculé de 0,08% et à Londres, le a cédé 0,06%. L'indice a perdu 0,13%, le 0,04% et le 0,2%. Ce dernier gagnait 0,86% au plus haut du jour.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street réduisait nettement sa progression, le s'adjugeant 0,4% tandis que le Standard & Poor's 500 était pratiquement inchangé et que le cédait 0,36%.

La séance en Europe a été une nouvelle fois dominée par l'actualité sur la recherche de vaccins contre le coronavirus: après Pfizer-BioNTech et Moderna, c'est AstraZeneca (LON:) qui a annoncé que le sien était efficace jusqu'à 90% et à 70% environ en moyenne.

Dimanche, un responsable américain avait évoqué la possibilité que les premières vaccinations aux Etats-Unis aient lieu dès le 11 décembre.

Ces annonces entretiennent l'espoir d'une levée au moins partielle des mesures de restriction à l'activité économique dans certains pays (le 2 décembre au Royaume-Uni, a déjà annoncé Boris Johnson) et, à plus long terme, celui d'un retour durable à la normale.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Europe, les premiers résultats des enquêtes mensuelles PMI d'IHS Markit confirment que la zone euro devrait renouer avec la récession au quatrième trimestre en raison des nouvelles restrictions sanitaires.

Aux Etats-Unis en revanche, les PMI "flash" ont dépassé les attentes et traduisent une accélération de la croissance de l'activité.

VALEURS

La poursuite de la remontée des cours du pétrole a dopé les valeurs du secteur de l'énergie, dont l'indice Stoxx a pris 3,1% sur la journée. Derrière au palmarès des plus fortes progressions du jour, le compartiment des matières premières a gagné 1,72% et celui des banques 1,56%.

A Paris, Total (PA:) a pris 4,7%, ArcelorMittal (AS:) 3,43%, Société générale (PA:) 2,41%.

En baisse, les secteurs de la santé, des télécoms et de l'alimentation ont abandonné respectivement 1,07%, 1,05% et 0,98%.

AstraZeneca a perdu 3,81% malgré ses annonces sur son candidat vaccin, les résultats publiés ayant déçu certains analystes, et Danone (PA:) a chuté de 3,16% après l'annonce de réductions d'effectifs.

Dans l'actualité des fusions-acquisitions, Crédit agricole (PA:) SA a gagné 4,07% après l'annonce du rachat par sa filiale italienne de Credito Valtellinese (Creval). Ce dernier a bondi de 23,73%.

CHANGES

Orienté à la baisse depuis le début de la journée, le dollar est reparti à la hausse après les PMI "flash" américains et affiche désormais un gain de 0,28% face à un panier de devises de référence, contre lequel il était tombé en début de journée au plus bas depuis trois mois.

L'euro, lui, revient à 1,1823 dollar après avoir dépassé 1,19 pour la première fois depuis deux semaines.

TAUX

La remontée des rendements est surtout perceptible sur le marché obligataire américain: le rendement des bons du Trésor à dix ans remonte de trois points de base à 0,8586%, effaçant son recul de vendredi, alors que celui du Bund allemand de même échéance, référence pour la zone euro, a fini la journée pratiquement inchangé à -0,58%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier continue de bénéficier à la fois des progrès affichés dans la mise au point de vaccins et de l'anticipation d'un report par l'Opep et ses alliés des mesures d'augmentation de leur production.

Le gagne 2,07% à 45,89 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 1,32% à 42,98 dollars.

"Les investisseurs ignorent les vents contraires de court terme, à commencer par l'augmentation globale des cas d'infection par le COVID, et regardent déjà vers l'été prochain", explique Stephen Brennock, analyste de PVM.

(Marc Angrand)

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