Wall Street devrait accuser le coup des déceptions des "techs"

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PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse vendredi après des annonces jugées décevantes de plusieurs géants de la "tech" et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-chemin de la dernière séance d'octobre, mois qui devrait se solder pour de nombreux indices par la baisse mensuelle la plus marquée depuis la chute de mars.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en repli de 0,65% environ pour le et le Standard & Poor's 500 et de 1% pour le .

Ce dernier risque de souffrir des multiples déceptions causées aux investisseurs par les résultats et les prévisions de trois des quatre poids lourds du secteur technologique qui ont publié leurs compte jeudi soir, Apple (NASDAQ:), Amazon (NASDAQ:) et Facebook (NASDAQ:).

La tendance pourrait aussi être influencée par les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages attendus à 12h30 GMT, même si la prudence risque de limiter les écarts à quatre jours maintenant de l'élection présidentielle américaine.

À Paris, le gagne 0,39% à 4587,62 points vers 11h40 GMT mais à Londres, le ne prend que 0,05% et à Francfort, le recule de 0,12%.

L'indice est en hausse de 0,14%, le de 0,26% et le de 0,2%.

Ce dernier affiche pour l'instant un recul de 5,55% sur la semaine et de 5,16% sur l'ensemble du mois d'octobre.

Les investisseurs n'ont trouvé qu'un soulagement relatif dans les chiffres meilleurs qu'attendu de la croissance en Allemagne, en France et dans l'ensemble de la zone euro publiés dans la matinée, perçus avant tout comme une parenthèse entre deux trimestres de contraction.

"Si ces chiffres de croissance solides sont une bonne nouvelle, la réintroduction récente des mesures de confinement strictes dans la région devrait se traduire par un retournement de tendance de la reprise", résume ainsi Rosie Colthorpe, économiste d'Oxford Economics.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Apple, Amazon et Facebook reculent en avant-Bourse et pourraient peser sur la tendance, même si Alphabet (NASDAQ:) monte après ses trimestriels.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, les annonces d'Apple pèsent sur les cours des fabricants de semi-conducteurs qui fournissent le groupe à la pomme en composants, comme ASM International, qui perd 0,6%, Dialog Semiconductor (-0,90%) ou STMicroelectronics (PA:) (-0,45%).

La plus forte baisse du Stoxx 600 est pour Ubisoft (PA:), qui chute de 6,47% après avoir revu à la baisse ses prévisions financières pour cause de retard de deux jeux vidéo très attendus.

A la hausse, le secteur du pétrole et du gaz (+1,52%) profite entre autres de l'annonce par Total (PA:) (+2,87%) du maintien de son dividende malgré le recul de ses résultats.

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule d'un peu plus d'un point de base, juste en dessous de 0,83%, après la forte hausse (+5,5 points de base) enregistrée jeudi.

L'évolution est inverse dans la zone euro: les rendements des emprunts d'Etat de référence reprennent une partie du terrain cédé la veille en réaction aux annonces de la Banque centrale européenne (BCE). Celui du Bund allemand à dix ans remonte à -0,631%, son équivalent français à -0,3452%.

CHANGES

Le dollar recule face à un panier de devises de référence (-0,12%) après le pic d'un mois touché jeudi mais l'euro ne profite pas de ce repli du billet vert: la monnaie unique reste proche de 1,1670, après être tombé la veille sous 1,1650 pour la première fois depuis fin septembre.

PÉTROLE

Les cours du brut oscillent autour de l'équilibre mais s'acheminent vers leur deuxième baisse mensuelle consécutive, conséquence à la fois des craintes persistantes de recul de la demande avec la poursuite de la pandémie et les nouvelles mesures de confinement, et de la hausse du dollar.

Le gagne 0,08% à 37,62 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) reste stable à 36,17 dollars après avoir touché jeudi son plus bas niveau depuis juin à 34,92 dollars.

Le mois d'octobre se solde pour l'instant par une baisse de % pour le Brent et de % pour le WTI.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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