Wall Street avance difficilement face aux incertitudes

© Reuters. WALL STREET TERMINE EN LÉGÈRE HAUSSE © Reuters. WALL STREET TERMINE EN LÉGÈRE HAUSSE

par Stephen Culp

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a péniblement progressé jeudi au terme d'une séance en dents de scie, les difficultés des dirigeants américains à Washington à s'entendre sur un vaste plan de soutien à l'économie et des indicateurs macroéconomiques mitigés ayant contribué à alimenter un climat d'incertitude malgré le dynamisme des valeurs technologiques.

Après une ouverture en hausse assez nette pour cette première séance du quatrième trimestre, l'indice n'a finalement gagné que 35,2 points (0,13%) à 27.816,9 non sans être passé dans le rouge entre-temps.

Le S&P-500, plus large, a pris 17,8 points, soit 0,53%, à 3.380,8.

Le , à forte composante technologique, a avancé de son côté de 159 points (1,42%) à 11.326,51 points.

Alors que le temps presse de plus en plus en raison de la proximité des élections du 3 novembre pour la présidence des Etats-Unis et le renouvellement partiel du Congrès, d'importantes divergences persistent entre les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, et la Maison blanche sur le contenu d'un plan d'aide face à l'épidémie due au nouveau coronavirus.

Les démocrates proposent un plan de 2.200 milliards de dollars mais la Maison blanche a jugé jeudi qu'il manquait de sérieux. Les deux camps affichent néanmoins leur volonté de continuer à négocier.

"Avec la déception en provenance de Washington, nous observons ce repli vers la sécurité fournie par la 'big tech'", a dit Ryan Detrick, stratège de marché chez LPL Financial. "Aujourd'hui, c'est un résumé des six derniers mois."

Les conséquences de la crise due au coronavirus restent évidentes dans les indicateurs économiques aux Etats-Unis.

La croissance de l'activité manufacturière a ainsi ralenti contre toute attente en septembre, montre l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM), tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont certes diminué un peu plus que prévu la semaine dernière mais restent à un niveau très élevé, à 837.000.

Les dépenses de consommation des ménages, qui contribuent pour plus des deux tiers à l'activité économique américaine, ont pour leur part progressé de 1,0% en août, légèrement mieux qu'attendu.

Aux valeurs, les géants du numérique ont donc soutenu la tendance avec des progressions de 2,3% pour Amazon (NASDAQ:), de 1,01% pour Microsoft (NASDAQ:) ou de 0,9% pour Apple (NASDAQ:).

Boeing (NYSE:) a pris 1,57% au lendemain d'un vol d'évaluation de près de deux heures effectué par l'administrateur de l'autorité de l'aviation civile américaine (FAA) aux commandes du 737 MAX, une étape majeure en vue d'une remise en service de l'appareil.

Les compagnies aériennes ont aussi brillé dans l'espoir que le plan en cours de négociation à Washington leur apporte une bouée de sauvetage. American Airlines et United Airlines ont ainsi gagné respectivement 2,28% et 1,24%.

(version française Bertrand Boucey)

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