Trump infecté, les marchés piquent du nez

Un ours et un taureau, sculptés, se toisent devant la bourse de Francfort.

Devant la bourse de Francfort, la sculpture d'un ours, symbole de marché baissier, fixe un taureau, qui représente le marché haussier.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Radio-Canada

Vers 8 h 30 (HAE), les bourses de Londres, Paris et Francfort cédaient entre 0,8 % et 1,2 % de leur valeur, dans la foulée des mouvements baissiers enregistrés à la fermeture à Tokyo (-0,7 %) et Sydney (-1,4 %).

Les marchés nord-américains, aussi allergiques à l'incertitude que les autres, devraient suivre le mouvement dès leur ouverture, à 9 h 30 (HAE). Le cours du pétrole brut est en recul, à l’instar des contrats à terme sur les indices américains, tandis que l'or, valeur refuge, était recherché, à l'instar des monnaies les plus sûres, comme le dollar américain et le yen japonais.

Des analyses estiment que la quarantaine à laquelle M. Trump doit se soumettre l'empêchera de faire campagne, nuisant à la possibilité qu'il puisse réduire l'écart le séparant de son adversaire démocrate Joe Biden dans les sondages.

Les marchés financiers avaient déjà été rendus nerveux par la perspective d'une transition du pouvoir chaotique advenant sa défaite, qu'il a lui-même alimentée lors du débat chaotique qui l'a opposé à M. Biden mardi soir.

Si les symptômes de Trump sont légers et qu'il récupère rapidement, son soutien pourrait augmenter, affirme Ayako Sera, stratège de la firme japonaise Sumitomo Mitsui Trust Asset Management. Cependant, cela nuit à la capacité de Trump de faire campagne, et le temps presse d'ici l'élection.

Que ce soit Trump ou Biden [qui gagne], le plus gros problème est l'incertitude. Tant que le vainqueur de l'élection sera incertain, il sera difficile pour les marchés de se calmer.

Ayako Sera, stratège de la firme japonaise Sumitomo Mitsui Trust Asset Management

La prudence était déjà de mise sur les marchés, les investisseurs attendant des statistiques importantes sur l'inflation en zone euro et les créations d'emplois en septembre aux États-Unis.

Selon Eurostat, l'inflation dans les 19 pays partageant l'euro a reculé de 0,3 % sur un an le mois dernier, ce qui constitue le plus fort repli observé depuis avril 2016.

Cela alimente les craintes d'une spirale déflationniste dans la foulée du choc économique provoqué par la pandémie et met de la pression sur la Banque centrale européenne (BCE).

Confrontée à la menace de voir l'inflation demeurer en dessous de son objectif dans les années à venir, la BCE pourrait être contrainte d'annoncer en décembre des mesures supplémentaires de soutien monétaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters
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