Quel rôle dans la relance pour la Banque de l'infrastructure du Canada?

Justin Trudeau lors d'un point de presse.

Le premier ministre Justin Trudeau (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau expliquera jeudi comment la Banque de l'infrastructure du Canada entend investir des milliards dans des projets visant à créer des emplois et à contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

Des représentants du gouvernement affirment qu'aucun investissement dans des projets spécifiques ne doit être annoncé lors de la conférence de presse jeudi, au cours de laquelle M. Trudeau doit être accompagné par le nouveau président du conseil d'administration de la banque, Michael Sabia, et la ministre de l'Infrastructure, Catherine McKenna.

Mais le trio devrait définir les milieux prioritaires dans lesquels la banque entend investir, ainsi que le montant d'argent qu'elle consacrera à chaque milieu.

Parmi les sujets prioritaires figurent l'infrastructure agricole dans l'Ouest canadien et l'accès à internet haute vitesse pour toutes les régions du Canada.

Les responsables, qui ont parlé sous couvert d'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorisés à révéler publiquement les détails avant l'annonce, affirment que le plan d'investissement fait partie de la promesse du gouvernement du discours du Trône de la semaine dernière de créer un million d'emplois et d'aider à relancer une économie ravagée par la pandémie.

Il vise également à aider le gouvernement à atteindre la carboneutralité d'ici 2050.

Les mesures en faveur du climat formeront la pierre angulaire de notre plan visant à soutenir et à créer un million d’emplois dans tout le pays.

Extrait du discours du Trône du gouvernement Trudeau

Le gouvernement Trudeau a lancé la Banque de l'infrastructure du Canada en 2017 avec le pouvoir de dépenser 35 milliards de dollars sur 10 ans.

L'idée était que la banque mobilise des fonds auprès de partenaires du secteur privé, en particulier de grands investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, pour payer ce que le gouvernement a appelé des projets d'infrastructure transformationnels.

Cependant, la banque a été critiquée pour les investissements relativement peu nombreux qu'elle a réalisés jusqu'à présent dans seulement neuf projets. Lors des élections fédérales de l'automne dernier, les conservateurs et le Nouveau Parti démocratique ont promis d'abolir la banque s'ils prenaient le pouvoir.

La banque a investi 1,28 milliard de dollars dans le réseau de train léger automatisé du REM à Montréal et a promis jusqu'à 2 milliards de dollars pour étendre le service de GO Transit entre Toronto et Hamilton et jusqu'à 300 millions de dollars pour augmenter la capacité de manutention de conteneurs au port de Montréal.

Les autres investissements sont plus modestes. Par exemple 55 millions de dollars ont été accordés à VIA Rail pour l'élaboration de plans pour un éventuel corridor ferroviaire à grande vitesse entre Toronto et Québec. Cette somme est surtout destinée à des services de consultation ou de conseil.

Michael Sabia, l'ancien dirigeant de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a été nommé président du conseil d'administration de la Banque de l'infrastructure du Canada en avril au milieu d'une secousse des hauts dirigeants de la banque.

À ce moment-là, lui et le gouvernement avaient prédit que la banque jouerait un rôle majeur dans la stimulation de l'économie après la pandémie.

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