Plusieurs dégâts d’eau majeurs au nouveau CHUM depuis son ouverture

Le CHUM vu de l'extérieur.

La construction du nouveau CHUM se déroule en trois phases : le Centre de recherche en 2013, le méga-hôpital en 2017, puis, en 2021, les bâtiments complémentaires qui comprennent des cliniques externes, des espaces de bureau, une bibliothèque et un amphithéâtre.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Le nouveau Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), construit en partenariat public-privé au coût de 3,6 milliards de dollars, compte déjà, depuis son ouverture en 2017, huit dégâts d’eau majeurs. Le montant des dommages causés par ces incidents s’élève à au moins 1,2 million de dollars.

Davantage d'incidents pourraient bien être survenus, puisque la réponse à notre demande faite en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics était limitée aux dégâts de plus de 100 000 dollars. En effet, le CHUM nous a invités à limiter l’étendue de notre requête, qui visait à obtenir la liste de tous les dégâts d’eau rapportés depuis son ouverture.

Le 10 septembre, le responsable de l’accès à l’information, Michel Jodoin, indiquait que la portée de notre demande était considérable compte tenu que l’établissement est un important centre hospitalier et que de multiples types de dégâts d’eau peuvent y survenir.

Les huit événements soumis, à l’exception d’un seul, mettent en cause la responsabilité des sous-traitants et non du CHUM.

Par exemple, le bris d’une valve le 28 janvier 2019 a conduit l’eau à pénétrer dans le cabinet de contrôle d’un équipement de génie biomédical. Montant de la facture : 223 874 dollars.

Le 18 juillet 2020, un tuyau en polychlorure de vinyle de 2,5 centimètres a été sectionné. Montant de la facture : environ 250 000 dollars.

La rupture d’une soudure le 3 mars dernier a entraîné un déversement sur trois niveaux. Montant de la facture : 169 213 dollars.

La plupart des dossiers sont toujours entre les mains des assureurs, et l’attribution de la responsabilité entre les sous-traitants n’a pas encore été déterminée.

Dans tous ces cas, des parties qui ne sont pas liées négocient, peut-on lire dans la réponse à notre requête. Ces procédures assurent que les sommes versées en compensation reflèteront les conditions du marché et seront compétitives.

Des « défauts de construction » évoqués

Dans le document, à certains endroits, nous pouvons apercevoir les termes défaut de construction et défectuosité de la plomberie, mais sans plus d'explication.

Nous n’avons pas été en mesure non plus d’obtenir plus d’information au sujet des conséquences de chacun des dégâts d’eau sur les services de soins. Le CHUM a décliné notre demande d’entrevue.

Par contre, le 22 décembre 2019, sur Twitter, l’établissement demandait à la population d’éviter son urgence en raison d’un problème logistique dû à un bris de tuyau.

Des bâtiments complémentaires du complexe de 772 chambres sont toujours en construction sur le site de l’ancien Hôpital Saint-Luc. L’ensemble du projet devrait prendre fin en septembre 2021.

Le constructeur espagnol Obrascon Huarte Lain avait éprouvé des difficultés financières pendant la construction de la première phase. L’entreprise québécoise Pomerleau a repris le flambeau pour la seconde.

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