Pas d'avancée sur le Brexit mais Merkel reste optimiste

2/2 © Reuters. PAS D'AVANCÉE SUR LE BREXIT MAIS MERKEL RESTE OPTIMISTE © Reuters. PAS D'AVANCÉE SUR LE BREXIT MAIS MERKEL RESTE OPTIMISTE 2/2

par Gabriela Baczynska et Elizabeth Piper

BRUXELLES/LONDRES (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré vendredi qu'aucun progrès majeur n'était ressorti des négociations entre L'Union européenne et la Grande-Bretagne sur leurs futures relations mais qu'elle restait confiante sur la conclusion d'un accord avant la fin de l'année.

"Je ne peux pas annoncer d'avancée", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à Bruxelles où se tient depuis jeudi un Conseil européen extraordinaire. "Tant que les négociations sur le Brexit continuent, je suis optimiste", a-t-elle ajouté.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également présente au sommet de Bruxelles, a dit pour sa part qu'il était temps "d'intensifier" les discussions sur le Brexit dans le temps imparti d'ici la fin de l'année, estimant qu'il reste encore beaucoup de travail à faire.

Alors que les pourparlers achoppent notamment sur la pêche, Angela Merkel a déclaré que l'accord post-brexit annoncé cette semaine entre le Royaume-Uni et la Norvège sur la pêche "montre (...) que des accords peuvent être trouvés".

L'accord, qui entrera en vigueur au 1er janvier prochain, permet aux deux parties d'accéder mutuellement à leurs zones de pêche et de négocier des quotas de pêche.

Selon une source diplomatique de l'UE, les propos d'Angela Merkel donnent à penser que les positions de Londres et de Bruxelles sur ce dossier pourraient se rapprocher via un éventuel compromis qui intégrerait un "mécanisme de suppression progressive des quotas de pêche".

Mais les sujets de friction entre Londres et Bruxelles ne manquent pas.

ENTRETIEN ENTRE JOHNSON ET VON DER LEYEN SAMEDI

La présidente de la Commission européenne a annoncé jeudi l'ouverture d'une procédure d'infraction à l'encontre du Royaume-Uni pour la remise en cause du traité de sortie de l'Union signé en janvier dernier, après l'adoption mardi par Londres d'une loi sur le marché intérieur.

L'Union européenne estime que l'initiative de la Grande-Bretagne pourrait créer des tensions avec l'Irlande du Nord, où des dispositions spécifiques sont censées éviter le retour à une frontière physique avec la République d'Irlande, une menace pour l'accord de paix de 1998.

A Bruxelles, le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, a souligné que la Grande-Bretagne devait respecter l'accord de divorce qu'elle a elle-même négocié avec les Européens.

Un porte-parole de Boris Johnson a déclaré à Londres que le Premier ministre britannique s'entretiendrait samedi avec la présidente de la Commission européenne au sujet du Brexit.

"Le Premier ministre s'entretiendra avec la présidente von der Leyen demain après-midi pour faire le point sur les négociations et discuter des prochaines étapes", a-t-il dit.

Le neuvième cycle de négociations, qui s'est achevé ce vendredi, était officiellement le dernier prévu, mais selon des sources proches de l'UE, Londres et Bruxelles auront d'autres discussions avant le sommet des 15 et 16 octobre.

Selon Bruxelles, un accord doit être conclu au plus tard début novembre pour permettre au Parlement européen et à certaines assemblées nationales de le ratifier avant la fin de la période de transition, le 31 décembre.

(Avec Philip Blenkinsop à Bruxelles, Sabine Siebold, Paul Carrel et Thomas Escritt à Berlin, version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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