Offre révisée pour Transat : une proposition rivale est-elle possible?

Le bâtiment d'Air Transat et deux avions au sol.

Des avions d'Air Transat cloués au sol.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Malgré la forte baisse de la valeur de l'offre d'Air Canada pour Transat A.T., l'incertitude entourant la pandémie de COVID-19 semble inciter certains de ceux qui convoitaient le voyagiste québécois l'an dernier à rester sur les lignes de côté.

L'offre révisée – dans laquelle le plus important transporteur au pays propose désormais 5 $ pour chaque action de la société mère d'Air Transat dans le cadre d'une transaction valorisée à environ 190 M$ – permet le dépôt d'une proposition supérieure, payable en espèces et entièrement financée, à au moins 6 $ l'action.

Une proposition supérieure peut-être égalée par Air Canada, qui devait initialement payer 18 $ par action en vertu d'une offre valorisée à 720 M$.

Mardi, l'intérêt ne semblait pas au rendez-vous au Groupe Mach, qui avait voulu acquérir Transat A.T. l'an dernier, alors que l'homme d'affaires Dominik Pigeon, à la tête de la firme FNC Capital, dont l'intérêt avait aussi été évoqué, a tourné la page.

Le problème, c'est l'inconnu entourant le marché et la situation financière de Transat, qui s'est détériorée. Il sera difficile de faire une offre sans être en mesure de faire une vérification au préalable en bonne et due forme.

Vincent Chiara, président du groupe Mach, dans un entretien téléphonique

Mardi, il n'avait pas été possible d'obtenir un commentaire de Pierre Karl Péladeau, l'actionnaire de contrôle de Québecor, qui avait fait miroiter une proposition, en août 2019, avant que les actionnaires de Transat A.T. disent oui à Air Canada.

Pour sa part, M. Pigeon a dit ne plus avoir d'intérêt à l'endroit du voyagiste dans le contexte où la compagnie aérienne demeurait dans le portrait.

Dans le marché actuel, avec la [crise sanitaire], le marché n'est plus le même et sans l'aide des gouvernements, pour Transat, Air Canada est peut-être la seule [option] viable aujourd'hui, a-t-il fait valoir dans une déclaration.

Après avoir sérieusement piqué du nez au cours des derniers mois, le titre de Transat A.T. prenait de l'altitude à la Bourse de Toronto, dans le cadre de sa première séance depuis l'annonce d'une entente modifiée, samedi.

Mardi après-midi, l'action se négociait à 4,74 $, en hausse de 23,76 %, ou 91 ¢, soit près du prix offert par Air Canada.

La pandémie a provoqué une incertitude significative pour l'industrie, ce qui nous faisait même douter que le regroupement de Transat A.T. et Air Canada se concrétise, a souligné dans une note l'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux.

Les actionnaires de Transat A.T. pourront recevoir un montant en espèces ou des actions d'Air Canada. La nouvelle mouture de l'offre est conditionnelle à son approbation par au moins les deux tiers des actionnaires de Transat lors d'une assemblée qui devrait se tenir au début du mois de décembre.

La nouvelle mouture de l'arrangement repousse au 15 février, par rapport au 27 décembre, la date butoir de la vente. Cet élément a pesé dans la balance, étant donné que les autorités réglementaires au Canada et en Europe, dont les approbations sont essentielles, ne se sont toujours pas prononcées.

Elle permet aussi à Transat A.T. d'obtenir une facilité de crédit de 150 millions $, ce qui l'aidera à traverser les turbulences actuelles. La convention d'arrangement initiale faisait en sorte que le voyagiste avait besoin de l'approbation d'Air Canada pour obtenir du financement.

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