Loyers commerciaux : une aide promise en juin toujours attendue

Une terrasse du Vieux-Québec

Une terrasse du Vieux-Québec

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Le 8 juin, le gouvernement québécois s’engageait à compenser la perte des propriétaires d’immeubles qui souscrivaient à l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC). Quatre mois plus tard, ils n’ont toujours rien reçu.

À qui la faute? Aux gouvernements du Québec et d'Ottawa qui ont mis du temps à s'entendre et à la prolongation de l'aide qui a retardé le processus.

Pour aider les petites entreprises qui louent un espace commercial, leur locateur pouvait s’inscrire à l’AUCLC, gérée par la SCHL. Grosso modo, la petite entreprise se retrouverait ainsi à payer jusqu’à 25 % du loyer et Ottawa et Québec, à en couvrir 50 %. En retour, le propriétaire devrait renoncer à au moins 25 % du prix du loyer, et Québec a promis d’absorber la moitié de cette perte.

Ces 12,5 % de compensation restante semblent encore dans les limbes. Ça prend des résultats, dénonce Robert Plamondon, président de l’Association des gens d’affaires du Vieux-Port de Québec et lui-même propriétaire. On va bientôt être au mois de novembre!

Pour l’ensemble des gens qui ont adhéré au programme, au moment où le gouvernement a fait son annonce, les propriétaires et leurs locataires ont prévu des entrées de fonds en conséquence.

Robert Plamondon, président de l’Association des gens d’affaires du Vieux-Port de Québec

M. Plamondon a tenté d’obtenir des explications auprès des gouvernements, en vain.

La SCHL, après nous avoir invités à communiquer avec la province pour obtenir des précisions, a répondu que les détails relatifs au remboursement de la bonification du gouvernement du Québec seront dévoilés prochainement.

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec souligne que l’entente avec le ministère des Finances du Canada a été plus longue que prévu à conclure et que l’aide sera finalement versée à la fin de la période de couverture du programme, qui correspond au mois de septembre. Les propriétaires ont cependant jusqu’au 30 octobre pour demander l’AUCLC.

Les 140 millions de dollars prévus par Québec seraient d’ailleurs disponibles et il reviendrait maintenant à la SCHL de les distribuer.

Un programme à revoir

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, cette situation a limité l’accès au programme.

On peut comprendre qu’il y ait un va-et-vient entre les deux paliers de gouvernement, indique son vice-président pour le Québec François Vincent, mais il faut comprendre les entreprises ont besoin de cette aide d’urgence.

Le propriétaire avait le droit de vie ou de mort sur une entreprise locataire chez lui, parce qu’il devait éponger une certaine perte. Nous, on a toujours dit que ce serait plus simple si on passait par l’entreprise locataire visée plutôt que de passer par un tiers pour le faire.

François Vincent, vice-président pour le Québec, Fédération canadienne de l’entreprise indépendante

Ce programme canadien, plutôt complexe, a été maintes fois critiqué parce qu’il demandait la participation des propriétaires d’immeubles. Le programme d’aide au loyer, tout le monde le reconnaît, ne fonctionne pas comme il devrait, disait dimanche le ministre Pierre Fitzgibbon aux Coulisses du pouvoir.

Selon des informations obtenues par Radio-Canada, une nouvelle version du programme sera annoncée dans les prochains jours et, désormais, les petites entreprises locataires – et non les propriétaires – devront soumettre une demande d’aide.

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