L'espoir de mesures de relance ciblées aux USA l'emporte

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes progressent en début de séance jeudi dans le sillage de Wall Street et Tokyo, les investisseurs ayant trouvé de nouvelles raisons d'espérer dans les déclarations de Donald Trump sur des mesures ciblées de soutien à l'économie américaine.

À Paris, le gagne 0,2% à 4891,89 points vers 08h10 GMT. A Londres, le prend 0,15 % et à Francfort, le avance de 0,4%.

L'indice est en hausse de 0,26%, le de 0,41% et le de 0,34%.

Après le coup de froid provoqué sur les marchés mardi par sa décision de geler les discussions avec les démocrates sur un plan de relance global, le président américain a infléchi sa position en demandant au Congrès d'adopter au plus vite une série de textes destinés entre autres à soutenir le secteur du transport aérien, menacé de réductions d'effectifs massives.

"Les annonces faites hier par le président américain sur de possibles mesures de relance ont ragaillardi des investisseurs face à une actualité toujours principalement marquée par les niveaux records de contamination en Europe", résume Guillaume Dejean, analyste de Western Union Business Solution.

"Des progrès tangibles sur ce dossier auraient pour effet de rassurer un peu les marchés quant aux capacités de la première économie mondiale à prendre à bras le corps la question de la relance économique en temps de pandémie."

Dans ce contexte, le marché surveillera à 12h30 GMT les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis, que le consensus Reuters donne toujours supérieurs à 800.000.

VALEURS

La plus forte progression sectorielle du début de séance sont pour le compartiment du transport aérien et du tourisme, qui prend 1,67% après la hausse marquée des cours des grandes compagnies aériennes à Wall Street mercredi.

IAG (LON:) gagne 4,62%, Lufthansa (DE:) 1,27% et Air France-KLM (PA:) 1,61%.

EasyJet (LON:) perd toutefois 1,22% après avoir averti que la perte de l'exercice fiscal clos le 30 septembre, la première de son histoire, pourrait atteindre 845 millions de livres (930 millions d'euros).

Autre baisse remarquée, celle du spécialistes des capteurs électroniques AMS, qui cède 4,29%, qui a annoncé travailler sur un nouveau crédit relais de 750 millions d'euros et une émission obligataire qui pourrait être convertible en actions.

A Paris, la plus forte baisse du est pour Lagardère, qui abandonne 2,85% après une envolée de près de 90% en dix séances.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,96% dans le sillage de Wall Street et l'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique (hors Japon), dans le vert pour la quatrième séance consécutive, a inscrit un plus haut d'un mois.

A Hong Kong, le Hang Seng recule toutefois de 0,23%, pénalisé entre autres par les informations de Bloomberg selon lesquelles les Etats-Unis envisagent des restrictions aux activités des plates-formes de paiement de Tencent et Alibaba (NYSE:).

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les principaux indices américains augurent pour l'instant d'une poursuite du rebond puisqu'ils suggèrent une ouverture en hausse d'au moins 0,5%.

Mercredi, le a gagné 1,91% à 28.303,46 points, le S&P-500 a pris 1,74%, à 3.419,37 et le a avancé de 1,88% à 11.364,60 points.

CHANGES/TAUX

Le regain d'espoir sur les mesures de relance aux Etats-Unis, en favorisant le retour sur les actifs plus risqués, fait reculer le yen et le dollar: ce dernier abandonne 0,04% face à un panier de référence.

L'euro se traite autour de 1,1760 dollar.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, recule d'un peu plus d'un point de base à -0,505%, un repli comparable à celui du dix ans américain, revenu à 0,77%.

Les investisseurs attendent à 11h30 GMT le compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

PÉTROLE

Le marché pétrolier reste soutenu par les baisses de production liées à la grève dans le secteur en Norvège et surtout par l'arrivée de l'ouragan Delta sur le golfe du Mexique, qui a conduit à l'évacuation de près de 200 installations.

Ce facteur l'emporte sur les inquiétudes pour la demande, pourtant mises en évidence mercredi par les chiffres hebdomadaires de l'Energy Information Administration (EIA) américaine.

Le gagne 1,36% à 42,56 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 1,2% à 40,43 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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