Les Bourses veulent croire à un nouveau plan de relance aux USA

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À MI-SÉANCE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes progressent jeudi à mi-séance, portées par les espoirs d'un nouveau plan de relance aux Etats-Unis face à la persistance de la pandémie de coronavirus.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,9% pour le et pour le S&P-500 et de 1,3% pour le .

À Paris, le gagne 0,83% à 4.843,4 points vers 11h40 GMT. À Francfort, le prend seulement 0,2%, freiné par Bayer (DE:), et à Londres, le s'octroie 0,6%.

L'indice paneuropéen avance de 0,62%, l' de la zone euro de 0,39% et le de 0,64%.

Les investisseurs reprennent confiance en la capacité des parlementaires démocrates et républicains à s'accorder sur un nouveau de plan de soutien à l'économie au lendemain de la proposition de l'administration Trump d'un plan de relance de 1.500 milliards de dollars, incluant une aide de 20 milliards de dollars au secteur aérien.

"Un plan de relance arrive, la question est seulement de savoir quand. Un accord avant les élections semble encore difficile", estime toutefois Neil Wilson chez Markets.com.

Les parlementaires démocrates avaient présenté lundi de leur côté un plan de relance de 2.200 milliards de dollars pour compenser les effets de la crise sanitaire.

En Europe, les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d'achat du secteur manufacturier ont montré que la reprise de l'activité dans la zone euro s'était accélérée le mois dernier, en grande partie grâce à l'Allemagne où l'indice PMI est passé de 52,2 en août à 56,4 en septembre.

Le reste de l'agenda macroéconomique sera américain avec les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages et les inscriptions hebdomadaires au chômage à 12h30 GMT, qui seront suivis à 14h00 GMT de l'indice ISM d'activité manufacturière.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

A Wall Street, la perspective d'un coup de pouce supplémentaire pour le secteur sinistré de l'aérien profite aux compagnies aériennes dans les transactions en avant-Bourse. American Airlines, Delta Air Lines, United Airlines Holdings et JetBlue Airways gagnent entre 1,3% et 3,6%.

VALEURS EN EUROPE

Le géant allemand Bayer chute de 10,93% après l'annonce d'une lourde charge de dépréciation sur ses activités d'agrochimie, confrontées à la baisse des cours des matières premières.

Le motoriste britannique Rolls-Royce (LON:) lâche 11,46%, lanterne rouge du Stoxx 600, après l'annonce d'une levée de fonds de cinq milliards de livres, dont deux milliards auprès de ses actionnaires, pour renforcer son bilan.

A l'inverse, H&M (ST:) grimpe de 7,04% après la publication d'un bénéfice avant impôt au troisième trimestre supérieur à l'estimation préliminaire et aux attentes du marché.

A Paris, STMicroelectronics (PA:) gagne 5,83%, en tête du CAC 40, après le relèvement de sa prévision de chiffre d'affaires pour 2020 à la suite d'un solide troisième trimestre.

Il entraîne à sa suite l'ensemble du secteur des semi-conducteurs: Soitec avance de 5,69%, Infineon (DE:) 6,59% et Dialog Semiconductor de 4,57%.

L'indice Stoxx de la technologie prend 1,37%.

TAUX/CHANGES

Les solides données américaines publiées mercredi, en particulier l'enquête mensuelle ADP (PA:) sur l'emploi privé, et les espoirs de relance budgétaire aux Etats-Unis favorisent une remontée des rendements des emprunts d'Etat et la baisse du dollar mais la tendance pourrait évoluer avec la publication de nouvelles statistiques américaines dans la journée.

Le rendement des Treasuries à dix ans prend plus de deux points de base pour repasser au-dessus de 0,7% et son équivalent allemand remonte à -0,507%.

Le dollar recule face aux autres grandes devises (-0,28%) et a touché en séance un creux de neuf jours. L'euro en profite pour remonter autour de 1,176 dollar.

PÉTROLE

Le marché pétrolier baisse, plombé par les inquiétudes pour la demande avec la crise sanitaire et par l'augmentation de la production de l'OPEP en septembre, selon une enquête Reuters.

Le recule 1,37% sous les 42 dollars le baril et le (WTI) perd 1,49% à moins de 40 dollars.

(édité par Patrick Vignal)

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