L’approche de l’hiver fait renaître l’espoir du secteur gazier albertain

Vue d'un pont, traversant la rivière Saskatchewan, à Edmonton, en Alberta

L'arrivée d'un hiver avec des températures normales et le retour du chauffage qui l'accompagne entraîneront une augmentation de la demande de gaz naturel, disent les analystes.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Radio-Canada

Alors que le secteur pétrolier et gazier de l’Alberta est malmené par l’économie, les producteurs de gaz naturel entrevoient l’arrivée de l’hiver et d’une stabilisation du marché avec un certain soulagement.

Selon des analystes, la chute de la production gazière américaine, principalement liée à la prudence face à l’exploitation du pétrole de schiste, pourrait entraîner une hausse des prix, surtout si l’hiver est relativement froid.

La situation pourrait ainsi augmenter les revenus des producteurs et les aider à rembourser leurs dettes. Elle pourrait également favoriser les exportations de gaz naturel canadien vers les États-Unis.

Je crois que les prix seront meilleurs, qu’il y aura plus de forage [parce que] le gaz naturel reste une ressource extrêmement importante, explique l’analyste principal Martin King, de la firme RBN Energy.

Le mot d’ordre, c’est stabilité. Avec, espérons, une petite hausse de prix, mais la stabilité est essentielle.

La COVID-19, l’offre et la demande

Le marasme économique qui accompagne la pandémie fait mal à l’industrie pétrolière nord-américaine, notamment à cause de l’écroulement de la demande d’essence qui, au printemps, a entraîné la chute des prix du brut et a incité les entreprises à réduire leur production.

Parmi les victimes collatérales de ce repli de l’extraction du brut américain, il y a le gaz naturel dérivé de la production de pétrole de schiste.

Un autre facteur qui pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix du gaz est la possible augmentation des exportations de gaz naturel liquéfié vers la Chine.

Donc on verra moins de production, mais plus d’exportations aux États-Unis, c’est un resserrement du marché qui agira sur les prix, un peu comme une marée fait monter tous les bateaux, explique le directeur Ian Archer, de la firme de consultants IHS Markit.

Les prix du gaz naturel restent toutefois relativement bas pour l’instant, note l’associé principal Thomas Kirk-Pearson, de la firme Enverus. Selon lui, la faible consommation de l’été, notamment liée aux effets de la COVID-19, a conduit les États-Unis à accumuler des surplus.

On est à la jonction de deux saisons, précise-t-il. C’est le moment où on arrête d’emmagasiner et on commence à utiliser les réserves [...] ce qui fait que les prix sont actuellement faibles et volatils.

L’Alberta pourrait en profiter, parce qu’on est maintenant au point où l’offre ne dépasse plus la demande, souligne Morgan Kwan, d’Enverus.

Mercredi, le prix du gaz naturel albertain était de 1,55 $ par gigajoule, mais Martin King s’attend à ce qu’il atteigne environ 3 $ par gigajoule en cours d’hiver.

Avec les informations de Tony Seskus

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