Churchill Falls : la Nation innue demande 4G $ de dédommagement à Hydro-Québec

Vue du siège social d'Hydro-Québec à Montréal pendant la période hivernale.

Hydro-Québec dit qu'elle prendra connaissance de la requête quand elle lui sera soumise.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le grand chef de la Nation innue du Labrador, Etienne Rich, a déposé une réclamation de quatre milliards de dollars contre Hydro-Québec à la Cour suprême de Terre-Neuve et Labrador réclamant une compensation financière pour les dommages environnementaux et culturels attribuables à la construction du barrage sur le fleuve Churchill et à l'inondation subséquente de terres ancestrales.

L’annonce a été faite mardi lors d’une conférence de presse par vidéo.

La nation déclare qu’elle demande cette compensation après que des terres eurent été prises de manière illégale au Labrador en 1969 pour construire le projet de centrale hydroélectrique Churchill Falls. Elle ajoute qu’elle se trouve sur des terres qui font partie de négociations territoriales entre la Nation innue et Terre-Neuve et Labrador de même que le Canada.

Ce projet a été entrepris sans consultation et sans notre consentement, déclare le grand chef Rich.

Par communiqué, il soutient que la nation a tenté de rencontrer des porte-parole d’Hydro-Québec pendant des décennies afin de demander des compensations pour ce qu’elle qualifie d’injustice, mais que la société d’État québécoise a refusé de régler la question.

Sans Hydro-Québec, ce projet n’aurait jamais été construit, est-il évoqué.

En 2011, Ottawa et Terre-Neuve et Labrador ont signé une entente avec la Nation innue qui donnait des droits de chasse à celle-ci sur 34 000  kilomètres carrés de terre et une compensation financière de deux millions de dollars par année pour l’inondation des terres pour la construction du barrage.

Cette entente a permis de sécuriser l’appui de la nation pour la construction du projet hydroélectrique de Muskrat Falls, à environ 200 kilomètres du projet original.

Toutefois, la nation estime qu’Hydro-Québec n’a pas payé son dû, alors qu’elle a gagné des dizaines de milliards de dollars avec l’électricité de Churchill Falls et en la vendant aux États-Unis.

Aucune des allégations n'a été prouvée en cour.

Le porte-parole d'Hydro-Québec, Gary Sutherland, se dit surpris de cette réclamation, qui s'insère dans un contexte historique complexe. Il ajoute que beaucoup d'éléments sont à prendre en compte pour cette requête qui n'a, selon lui, pas encore été soumise à Hydro-Québec. M. Sutherland affirme également que la centrale n'appartient pas à Hydro-Québec, mais qu'elle a des contrats pour les approvisionnements qu'elle en reçoit.

Avec les informations de La Presse canadienne
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