Avec la COVID-19, quel avenir pour les croisières à Québec?

Le Celebrity Summit est arrivé au quai 22 vers 7 h lundi matin.

Le Celebrity Summit lors de son passage à Québec en 2019

Photo : Radio-Canada

L'impact de la COVID-19 sur l'industrie des croisières n'est pas près de disparaître. La ville de Québec prévoyait accueillir 400 000 croisiéristes par année dès 2025, mais les acteurs de milieu touristique admettent que cet objectif ne tient plus la route.

On pense que ça va prendre quelques années avant de revenir à un rythme normal, anticipe le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard. Donc clairement, il faudra revoir un peu l'objectif.

Québec était sur une belle lancée. Presque systématiquement, année après année, le record du nombre de croisiéristes internationaux débarquant dans la capitale était battu.

Pour répondre à la demande grandissante, un nouveau terminal de croisières a été construit au coût de 25 millions de dollars, l'an dernier, près de l'embouchure de la rivière Saint-Charles.

Le nouveau terminal de croisières du port de Québec, vu de l'extérieur

Le nouveau terminal de croisières du port de Québec devait être inauguré cette année.

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Le bâtiment flambant neuf aurait dû accueillir ses premiers visiteurs en 2020. La COVID a cependant repoussé la coupe du ruban à une date inconnue.

C'est sûr qu'on aurait aimé l'inaugurer. C'est un beau terminal, note M. Girard. La vue imprenable qu'il offre sur Québec a de quoi charmer, aussi.

À leur arrivée, les croisiéristes auraient effectivement pu admirer les bâtiments les plus emblématiques du Vieux-Québec, dans le cadre enchanteur qu'est la marina du port.

La marina du port de Québec avec le Vieux-Québec en arrière-plan

En sortant sur nouveau terminal de croisières dans le port de Québec, les visiteurs auront accès à cette vue.

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Ce n'est que partie remise, promet M. Girard. Les croisières vont revenir, c'est sûr, dit-il. Or, la patience sera de mise. Déjà, des annulations ont été enregistrées pour l'année 2021.

En bonne position

Malgré tout, M. Girard reste persuadé que ce nouveau terminal sera un atout considérable lorsque l'industrie des croisières larguera de nouveau les amarres.

Spacieux, il permettra d'accueillir un grand nombre de personnes tout en respectant la distanciation physique et les règles sanitaires les plus strictes, au besoin.

L'ancien terminal de croisières, qui va toujours être utilisé, est très petit par rapport au nouveau, explique M. Girard. On parle de pratiquement trois fois plus d'espace dans le nouveau terminal.

Les lignes [de croisière] vont recommencer graduellement et elles vont choisir des destinations où elles sont capables d'assurer la sécurité à leurs passagers. À Québec, on a ce qu'il faut pour offrir ça.

Mario Girard, PDG du Port de Québec
Mario Girard, président-directeur général du Port de Québec

Mario Girard, président-directeur général du Port de Québec

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Miser sur la nature

S'il faut désormais plus d'espace pour accueillir les croisiéristes dans le port, il faudra aussi travailler à désengorger le Vieux-Québec. L'Office du tourisme de Québec (OTQ) anticipe que les visiteurs seront de plus en plus nombreux à ne pas tolérer d’être entassés comme des sardines.

Le directeur communications et marketing de l'OTQ, Éric Bilodeau, parle même d'une nouvelle donne internationale, qui se reflète dans des études et des sondages de l’industrie touristique.

Les croisiéristes voudront davantage de produits d'excursion nature, alors on travaille en ce sens-là pour construire une nouvelle offre [pour Québec], explique-t-il.

On va ajuster la promotion de la ville en disant qu'on a le centre-ville et tout, mais [...] qu'en une demi-heure de route, ils pourront aller voir les chutes Montmorency, l'île d'Orléans, le parc national de la vallée de la Jacques-Cartier.

Éric Bilodeau, directeur communications et marketing de l'OTQ
Éric Bilodeau, directeur communications et marketing à l'Office du tourisme de Québec

Éric Bilodeau, directeur communications et marketing à l'Office du tourisme de Québec

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Quant à la taille des bateaux qui accosteront à Québec, l’OTQ est convaincu que les immenses navires continueront à faire partie du décor. Ils risquent toutefois de ne pas opérer au maximum de leur capacité en raison de la COVID-19, prédit M. Bilodeau.

Les compagnies de croisières travaillent très fort en ce moment pour revoir toutes les normes sanitaires à bord, améliorer la ventilation et tout parce qu'évidemment, c'est une industrie qui a été affectée au niveau de son image, dit-il.

Mais peu importe les changements qui surviendront au cours des prochaines années, M. Bilodeau est convaincu d’une chose : Québec va demeurer la destination numéro un statistiquement et au niveau de la satisfaction des croisiéristes dans le fleuve Saint-Laurent.

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