160 M$ pour remplacer les vannes de la centrale Isle-Maligne de Rio Tinto

La centrale Isle-Maligne de Rio Tinto, à Alma.

Le remplacement des vannes de la centrale Isle-Maligne générera des retombées de 115 millions de dollars, selon Rio Tinto.

Photo : Avec l'autorisation de Rio Tinto

Rio Tinto investit 160 millions de dollars pour remplacer 20 vannes à sa centrale Isle-Maligne d'Alma.

L’entreprise régionale Canmec a décroché le contrat qui implique la conception, la fabrication et l’installation des vannes. L’équipementier pourra ainsi fournir de l’emploi à 50 travailleurs annuellement pendant cinq ans, soit la durée du contrat. Les travaux débuteront en avril 2021.

Lors d’une conférence de presse virtuelle tenue jeudi matin, le président de Canmec, Rémi Roy, a partagé sa fierté de pouvoir réaliser un contrat d’une telle envergure en région pour le compte de Rio Tinto, avec qui elle collabore depuis 32 ans.

C’est un contrat régional d’envergure. Nous, dans l’hydroélectrique, nos contrats sont rarement locaux. Actuellement, on est à 650 km au nord de Winnipeg, on est au nord de l’Ontario, on est à La Romaine. Nos équipes sont très fières de participer à un contrat local , a fait savoir Rémi Roy. Canmec s’est associée à Intercité Construction pour le volet civil du projet.

Retombées

Rio Tinto estime que le projet générera des retombées économiques oscillant autour de 115 millions de dollars et permettra de consolider une cinquantaine d'emplois, principalement des opérateurs, des électriciens, des mécaniciens et du personnel encadrant, à la centrale almatoise.

Directeur des opérations à la division Énergie électrique chez Rio Tinto, Stéphane Larouche a fait valoir que les vannes de la centrale Isle-Maligne datent de la construction du barrage en 1926.

On a toujours maintenu un calendrier d’entretien, mais on doit les remplacer pour les mettre au niveau standard d’ingénierie d’aujourd’hui , a fait valoir Stéphane Larouche.

Une première

Il s’agira d’une première pour les installations hydroélectriques de Rio Tinto au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où des valves verticales sont employées. Les valves papillon permettent un mouvement de balancier lorsqu’elles sont actionnées pour freiner le débit des eaux de façon sécuritaire.

Le directeur des opérations Québec pour Rio Tinto, Sébastien Ross, a rappelé que les barrages régionaux permettent à la multinationale de bénéficier d’avantages concurrentiels pour continuer de produire de façon rentable de l’aluminium à faible empreinte carbone de la plus haute qualité .

Depuis 10 ans, la division Énergie électrique de Rio Tinto bénéficie d’investissements annuels d’environ 70 millions de dollars pour le maintien des barrages.

Sécurité et pérennité

Stéphane Larouche pense que le projet de remplacement des vannes permettra d’assurer la sécurité des employés et l’avenir des installations bientôt centenaires.

Ce contrat pourrait ouvrir une porte sur le marché américain à Canmec puisque les valves papillon sont utilisées dans certaines centrales aux États-Unis.

La centrale Isle-Maligne produit entre 325 et 350 mégawatts d’hydroélectricité annuellement. La production permet d’alimenter les installations régionales de Rio Tinto.

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