Vendre de la loterie en Ontario, profitable ou non?

Le logo d'OLG sur le bâtiment de son siège social.

La SLJO accorde annuellement en moyenne environ 8% de commission sur les ventes de billets de loterie aux détaillants.

Photo : CBC/Erik White

Radio-Canada

Quelques jours après l’annonce de la remise d’un gros lot Lotto Max dans le Nord de la province, les avis divergent sur la formule des commissions accordées par la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (SLJO) aux détaillants de loterie.

Pour le gros lot de 65 millions gagné par un couple de Hearst, le commerce qui a vendu le billet gagnant recevra un boni de 1900 $, explique Tony Bitonti, directeur des communications externes chez SLJO, dans un courriel à Radio-Canada.

En Ontario, les détaillants de loterie reçoivent une commission sur chaque billet vendu ainsi que sur chaque billet qui est réclamé dans leur commerce. En moyenne, ceux-ci reçoivent annuellement environ 8 % de commission sur leurs ventes, explique M. Bitonti. Il ajoute qu’il s’agit d'une des commissions les plus élevées en Amérique du Nord.

Or, la SLJO n'accorde pas de pourcentage des gros lots remportés, comme c'est le cas au Québec ou en Nouvelle-Écosse. Dans ces provinces, les détaillants reçoivent 1 % des lots gagnés dans leur commerce, mais obtiennent beaucoup moins en commission annuelle.

Une femme tenant un billet de loterie gagnant dans un dépanneur.

En avril 2019, une cliente du dépanneur a gagné 10 000 $ sur un billet de loterie instantané.

Photo : Gracieuseté

Le pourcentage des commissions qu’offre la SLJO est jugé injuste par Joanne Mykula, propriétaire du Nicole's Variety & Gifts à Geraldton. Elle explique que lors de la hausse du salaire minimum à 14 $ l’heure, le gouvernement ontarien n’a pas augmenté le pourcentage du revenu de la loterie. Vendre de la loterie aujourd’hui me coûte plus cher que cinq ans passés.

Selon elle, la SLJO doit redistribuer une plus grosse portion de ses revenus à ses détaillants.

On a pas un pourcentage énorme pour la valeur qu’on vend.

Joanne Mykula, propriétaire du Nicole's Variety & Gifts

Marie-Paule Breton, propriétaire du dépanneur Stop & Shop à Sturgeon Falls, est d’avis contraire. Nous, avec la commission qu’on a avec chaque billet qu’on vend, on est satisfait avec ça, exprime-t-elle.

Pour le dépanneur, le système de commissions est profitable puisque la vente de billets de loterie est la première source de revenus. Les revenus générés par la loterie arrivent même à payer le salaire d’un employé.

La loterie c’est notre #1. (...) C’est avec ça qu’on fait notre commerce.

Marie-Paule Breton, propriétaire de Stop & Shop

Elle ajoute qu’accumuler autant de revenus nécessite quand même beaucoup d’efforts. Il faut faire de la bonne promotion, explique-t-elle. Il faut vendre sa salade.

Une dame qui porte un masque.

En 10 ans d'existence, le dépanneur de Marie-Paule Breton a connu 12 gros lots.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Les deux propriétaires s’accordent tout de même sur un point : la vente de billets de loterie est rentable puisqu’elle attire les clients.

C’est un atout, c’est intéressant pour une entreprise d’avoir ça dans leur magasin parce que quelqu’un qui va venir acheter un billet va peut-être acheter quelque chose d’autre explique Joanne Mykula.

Jamais que j’enlèverai la loterie de mon entreprise, parce que ça nous apporte énormément de différentes façons, ajoute la propriétaire.

Par contre, Mme Mykula estime que les recettes tirées des loteries ne sont pas le plus gros revenu d’une entreprise, ça c’est certain.

Avec les informations de Jean-Loup Doudard

Le Québec « dans la 2e vague », avec 586 nouveaux cas de COVID-19
Santé publique
COVID-19 : le nombre de cas en temps réel
Coronavirus
Revers judiciaire pour la campagne de Trump sur l'enjeu du vote postal
Politique américaine
53 foyers d'éclosion de COVID-19 à Montréal
Santé publique
Les Britanno-Colombiens iront aux urnes le 24 octobre
Politique provinciale

Let's block ads! (Why?)