« Tout le monde » s'entend sur l'apport du projet GNL-Québec, dit le gouvernement

Des gens assis dans une salle.

Les audiences du BAPE ont attiré une cinquantaine de personnes mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

La Presse canadienne

« Tout le monde est d'avis » que le projet controversé de GNL-Québec « peut apporter énormément pour l'économie des régions », selon le gouvernement Legault.

Les consultations sur l'impact environnemental de cette usine de liquéfaction de gaz naturel sont en cours au Saguenay, mais les caquistes ont ainsi déjà tranché.

Le premier ministre François Legault avait déjà exprimé son appui au projet, tout en ajoutant qu'il était sujet à l'acceptabilité sociale. Mercredi, cependant, la ministre déléguée au Développement économique des régions, Marie-Ève Proulx, a affirmé que GNL-Québec faisait l'unanimité.

Tout le monde est d'avis que ça peut apporter énormément pour l'économie des régions, a-t-elle déclaré en Chambre. Je suis d'avis qu'il faut arriver à diversifier notre économie, mais ce projet-là est un projet porteur pour l'avenir du Québec.

Elle répondait aux questions de la députée Ruba Ghazal, de Québec solidaire, qui accuse la CAQ de favoritisme envers les gros investisseurs américains de GNL.

C'est quoi le message que ça envoie aux gens de la région? C'est : soit vous acceptez GNL-Québec, soit vous n'en aurez pas de jobs, pas de développement économique ou pas d'avenir.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) tient des consultations à Saguenay cette semaine concernant ce méga-chantier qui aurait des impacts importants, notamment sur le trafic maritime dans le fjord et l'émission de gaz à effet de serre (GES).

Sept millions de tonnes de GES par an

Les groupes écologistes font front commun contre le projet et de nombreux scientifiques ont également exprimé leurs inquiétudes, mais des regroupements des milieux économiques se sont exprimés en faveur de cet investissement estimé à 14 milliards de dollars.

Selon les estimations, le projet, de l'extraction du gaz en Alberta jusqu'à sa liquéfaction à l'usine, sur tout le cycle, émettra 7 millions de tonnes de GES par an, c'est-à-dire qu'il annulera en une seule année tous les efforts de réduction de GES du Québec depuis 1990.

En outre, l'usine projetée obtiendrait un tarif préférentiel d'Hydro-Québec, de 0,03 $ le kilowattheure, pour sa consommation équivalente à celle de 250 000 maisons – une subvention annuelle déguisée de 70 millions de dollars par an, avait déjà dénoncé QS.

L'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME) a condamné le projet, de même qu'une quarantaine d'économistes.

GNL-Québec doit encore recevoir les autorisations environnementales. Le projet, dans son ensemble, consiste en la construction d'un gazoduc de 750 km qui irait de l'Ontario, transportant du gaz de l'Ouest, jusqu'à une usine de liquéfaction à Saguenay, pour acheminer ensuite le gaz naturel liquéfié (GNL) vers l'Europe, notamment.

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