Rogers s'engage à garder Cogeco au Québec dans le cadre de son offre d'acquisition

Le logo de la compagnie Rogers Communications.

Si la transaction avait lieu, Rogers achèterait les actifs canadiens de Cogeco, et Altice, les actifs américains.

Photo : The Canadian Press / Aaron Vincent Elkaim

La Presse canadienne

Rogers Communications a cherché vendredi à rassurer les Québécois au sujet de sa tentative d'acheter les actifs canadiens des sociétés montréalaises Cogeco et Cogeco Communications, en s'engageant à garder le siège social des sociétés dans la province où elles sont implantées depuis plus de six décennies.

À l'issue d'une transaction avec Cogeco, Rogers veillerait à ce que le siège social et l'équipe de direction de Cogeco demeurent dans la province, notamment pour ce qui est des actifs de médias de la société au Québec, a affirmé Rogers dans un communiqué.

Gestion Audem, une société contrôlée par des membres de la famille Audet et qui détient la majorité des actions avec droit de vote de Cogeco, a rejeté, plus tôt cette semaine, une proposition de prise de contrôle non sollicitée de 10,3 milliards de dollars de la société de câblodistribution américaine Altice USA. La transaction aurait vu Rogers racheter les actifs canadiens des entreprises.

Les conseils d'administration de Cogeco et de Cogeco Communications ont indiqué que leurs membres indépendants avaient également rejeté l'offre.

La proposition a suscité des réactions négatives de la part du gouvernement du Québec.

Il n'est pas question de laisser cette entreprise québécoise déménager son siège social en Ontario, a déclaré mercredi le premier ministre François Legault, lors d'une entrevue radiophonique avec FM93, une station appartenant à Cogeco.

M. Legault a précisé que des fonctionnaires s'étaient entretenus avec le président de Cogeco, Louis Audet, ce matin-là, mais n'a pas donné de détails sur les mesures qu'il pourrait prendre.

Dans la déclaration de vendredi, le chef de la direction de Rogers, Joe Natale, a souligné les 35 ans d'histoire de Rogers au Québec et a évoqué son acquisition en 2004 du fournisseur de services sans fil Fido - dont le siège social demeure au centre-ville de Montréal - comme un exemple pour sa proposition actuelle.

Rogers se veut rassurante

Rogers et Fido ont de profondes racines au Québec, et nous voulons en tirer profit, a affirmé M. Natale dans un communiqué.

Nous nous engageons à investir dans des emplois de haute qualité, à offrir des technologies de pointe, tant pour le secteur du sans-fil que pour celui de la large bande, ainsi qu'à contribuer à combler l'écart en matière de connectivité dans les communautés rurales et éloignées du Québec. Plus que jamais, nous voulons accroître notre présence ici et contribuer à faire du Québec un endroit fort et dynamique.

Extrait du communiqué de Rogers

L'offre non sollicitée d'Altice comprenait un arrangement parallèle qui verrait Cogeco vendre ses actifs canadiens à Rogers pour 4,9 milliards de dollars, si la transaction avec Altice avait lieu.

Altice conserverait les activités américaines de Cogeco, constituées d'Atlantic Broadband, qui se présente comme le neuvième câblodistributeur en importance dans le marché américain et est présent dans 11 États de la côte est.

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