Manifestation à l'usine de papier d'Amos : « C’est extrêmement désolant et triste »

Une vingtaine de personnes portant un masque écoute les discours.

L'usine d'Amos est fermée depuis le 19 avril.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Près de 70 personnes se sont rassemblées dans le stationnement de Produits forestiers Résolu à Amos lundi matin. Ils souhaitent retourner travailler alors que l’usine est fermée depuis le 19 avril.

C’est extrêmement désolant et triste ce qui se passe avec l’usine présentement. Et je veux nécessairement parler du COVID et du contexte. Il faut trouver des solutions. Il y en a des possibilités, a dit le maire d’Amos aux travailleurs.

Sébastien D'Astous parle dans un microphone sur une remorque. Des pancartes et des drapeaux sont aussi bien en vue. On peut lire « Investir pour une vision d'avenir » et « Notre bois, nos emplois ».

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous, s'est adressé aux travailleurs pendant la manifestation lundi.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Sébastien D’Astous espère lui aussi que leurs emplois soient maintenus à Amos. Il a également félicité les personnes présentes pour la manifestation pacifique.

Une dizaine de personnes marchent dans le stationnement de l'usine d'Amos. Ils tiennent des drapeaux aux couleurs du syndicat d'Unifor.

Les travailleurs marchaient en petits groupes dans le stationnement.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Vous êtes le tissu social de notre municipalité depuis plusieurs années.

Sébastien D’Astous

La fermeture temporaire de l’usine de papier journal touche 160 employés, dont 100 syndiqués.

Quand le gouvernement Legault a fait l’annonce que les entreprises devaient arrêter, nous on a continué pendant les trois semaines comme service essentiel. On avait bon espoir que l’usine allait continuer. La dernière année, on avait eu de super belles performances. L’usine, ça allait très bien. Après les trois semaines, on s’est fait rencontrer pour nous dire que les commandes n’étaient pas au rendez-vous , raconte le président de la section locale 227 Unifor, Frédéric Auger. Les employés ont appris la fermeture temporaire de l’usine et les prolongements se succèdent depuis.

L'homme s'adresse aux manifestants dans le stationnement. L'usine se trouve derrière lui.

Frédéric Auger est président de la section locale 227 d'Unifor.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Pour la continuité de la ville, c’est super important. Les mines, on dit que ça fonctionne, c’est bon, mais l’après mines, l’après COVID et après tout, il faut que ça continue à marcher. Il faut que la ville soit vivante. On perd toujours des jobs à Amos, on en a toujours perdu, mais là il faut arrêter. Il faut s’impliquer, affirme Daniel Larochelle. L’homme à la retraite a tenu à soutenir ses anciens collègues.

On n’a aucune indication d’une réouverture à court terme, a aussi indiqué Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat d’Unifor, sur nos ondes.

Les travailleurs souhaitent que différentes avenues soient étudiées pour permettre la relance de l'usine, exclusivement destinée à la production de papier journal. Des projets d'usine de cogénération et de serres ont été soulevés au cours des 10 dernières années.

- Avec les informations d'Annie-Claude Luneau

Le Québec « dans la 2e vague », avec 586 nouveaux cas de COVID-19
Santé publique
COVID-19 : le nombre de cas en temps réel
Coronavirus
Revers judiciaire pour la campagne de Trump sur l'enjeu du vote postal
Politique américaine
53 foyers d'éclosion de COVID-19 à Montréal
Santé publique
Les Britanno-Colombiens iront aux urnes le 24 octobre
Politique provinciale

Let's block ads! (Why?)