Les Forces armées tentent de séduire les pilotes mis à pied pendant la pandémie

UN CF-18 décolle.

Un avion de chasse CF-18 décolle de la base aérienne de Bagotville, à Saguenay.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, l’Aviation royale canadienne (ARC) a tenté de profiter des mises à pied qui ont dévasté le transport aérien commercial afin de recruter des pilotes. Une stratégie qui a montré certains signes de succès, quoique limité.

Les Forces armées sont aux prises avec une pénurie de pilotes expérimentés depuis plusieurs années déjà. Les aviateurs expérimentés sont trop peu nombreux pour former à eux seuls les nouvelles recrues en plus de mener des missions. Les commandants sont donc très sollicités.

En décembre 2018, l’Aviation royale canadienne estimait le manque à gagner à 275 pilotes. Dès cette époque, le gouvernement fédéral avait déjà entamé une sorte de petite séduction afin de ramener certains de ses pilotes qui avaient quitté le secteur militaire pour celui de l’aviation civile.

Ces efforts ont été redoublés avec une campagne de recrutement menée sur les réseaux sociaux en mars dernier, après que la COVID-19 eut forcé les transporteurs aériens à clouer leurs avions au sol, laissant des centaines de pilotes sans travail.

Résultat : quatre pilotes se sont enrôlés à nouveau à temps plein dans l’armée de l’air et cinq autres ont accepté de se joindre en tant que réservistes à temps partiel, explique une porte-parole de l’Aviation royale, la lieutenante Nora Amrane.

Ce processus détaillé permet à l’ARC de s’assurer qu’elle profitera de l’expérience précieuse de ces pilotes, que ses standards sont respectés… et aussi que les attentes du réenrôlé soient satisfaites, ajoute-t-elle, précisant qu’il manque toujours 149 pilotes.

Une réorganisation du travail a notamment permis, depuis décembre 2018, de réduire le nombre de pilotes nécessaire au bon fonctionnement des opérations. Des postes administratifs ont aussi été modifiés afin de permettre aux pilotes qui les occupent de mettre la main à la pâte.

La lieutenante Nora Amrane n’a toutefois pas confirmé si la pandémie avait eu une influence directe sur le recrutement de pilotes, affirmant que les statistiques ne sont pas comptabilisées sur une base mensuelle.

En novembre 2018, le vérificateur général a signalé que l’Aviation royale canadienne ne comptait pas assez de pilotes pour faire voler ses avions de combat CF-18. Il a également souligné que seulement 30 recrues avaient été formées après le départ de 40 pilotes de chasse.

Le secteur de l’aviation commerciale a été très durement touché par la pandémie de COVID-19. Des centaines de pilotes ont été mis à pied à travers le pays, dont 700 seulement chez WestJet.

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