Les employés de l’entrepôt de Jean Coutu de Varennes en lock-out

Des syndiqués près de l’entrepôt central de Jean Coutu de Varennes.

Mercredi, les syndiqués annonçaient une grève de 24 heures pour faire pression sur l’employeur.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Près de 700 employés syndiqués de l’entrepôt central de Jean Coutu de Varennes, en Montérégie, ont été mis en lock-out jeudi matin. La CSN qualifie la décision patronale de « coup de force inutile ».

La veille, les syndiqués en négociation pour le renouvellement de leur convention collective annonçaient une grève de 24 heures pour faire pression sur l’employeur.

Les syndiqués veulent que l'on tienne compte de l'ancienneté dans l'attribution de certaines tâches et de nouvelles responsabilités. Il revendique également plus de formation pour soutenir l'avancement professionnel.

En entrevue à RDI matin, Marie-Claude Bacon, vice-présidente, affaires publiques et communications, Métro, explique que cette grève fait suite à une série de moyens de pression illégaux tout au long de l’été.

Dans ce contexte-là, dit-elle, on a jugé plus prudent d’implanter notre plan de contingence et nous n’avons pas permis aux employés de revenir au travail ce matin. Mme Bacon rappelle que depuis ce centre de distribution, on approvisionne en médicaments la plus importante chaîne de pharmacies au Québec en insistant sur le contexte de la pandémie.

Des arrêts de travail imprévisibles, on ne peut pas composer avec ça présentement.

Marie-Claude Bacon, vice-présidente, affaires publiques et communications, Métro, propriétaire de Jean-Coutu
Des employés de Jean Coutu avec en arrière-plan une pancarte sur laquelle on peut lire : « La conciliation c'est long ».

Des employés près de l’entrepôt central de Jean Coutu de Varennes mis en lock-out au lendemain du déclenchement d’une grève de 24 heures.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ce seront les cadres qui effectueront le travail, indique Mme Bacon.

Elle ajoute que des négociations sont en cours depuis le mois d’octobre de l’année dernière et il a fallu avoir recours à un conciliateur.

Il y a une session de conciliation prévue dimanche après-midi et nous avons l’intention d’y être, poursuit Mme Bacon.

Le syndicat reproche entre autres à l’employeur d’imposer aux salariés permanents de travailler la fin de semaine.

L'employeur estime, quant à lui, que les conditions de travail se comparent avantageusement à celles de l'ensemble des concurrents.

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