Les Bourses européennes rattrapées par la baisse de Wall Street

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN NETTE BAISSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN NETTE BAISSE

PARIS (Reuters) - Bien orientée en début de séance, les Bourses européennes ont terminé en nette baisse vendredi après avoir basculé dans le rouge en réaction au nouveau recul de Wall Street, la rechute des valeurs technologiques américaines ayant rapidement mis fin à une tentative de rebond favorisée par la baisse plus marquée qu'attendu du taux de chômage aux Etats-Unis.

À Paris, le accuse en clôture un recul de 0,89% (44,45 points) à 4.965,07 points, alors qu'il gagnait 1,18% à la mi-journée.

A Londres, le a perdu 0,88% et à Francfort, le a reculé de 1,65%. L'indice a cédé 1,32%, le 1,26% et le 1,13%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le rouge, le cédant 1,58%, le Standard & Poor's 500 1,79% et le 2,96%.

Le Nasdaq se dirige ainsi vers une baisse de plus de 8% en deux séances, emmenée par les méga-capitalisations du secteur des hautes technologies comme Apple (NASDAQ:) (-2,52%) ou Microsoft (NASDAQ:) (-2,91%).

Cette correction sur les "techs" relègue au second plan les chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, qui n'ont que brièvement rassuré les investisseurs.

Le département du Travail a fait état de 1,371 million de créations d'emplois non-agricoles le mois dernier, un chiffre légèrement inférieur aux attentes, mais le taux de chômage est retombé à 8,4% contre 10,2% alors qu'il était attendu à 9,8%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 0,76% et le Stoxx 600 1,86%.

VALEURS

L'indice Stoxx européen des hautes technologies a perdu 2,65% sur la journée mais la plus forte baisse sectorielle est pour le compartiment de l'immobilier (-3,53%), pénalisé par la chute de 6,38% de Vonovia après l'annonce d'une augmentation de capital d'un milliard d'euros.

A Paris, la lanterne rouge du CAC 40 est pour le spécialiste des paiements Worldline, qui a cédé 4,13%.

A la hausse, les valeurs bancaires ont profité de l'envolée des espagnoles Caixabank (MC:) (+12,37%) et Bankia (MC:) (+32,88%) après l'annonce de discussions qui pourraient mener dans les prochains jours à un accord de fusion.

Cette perspective de consolidation a profité à d'autres grands acteurs du secteur: Société générale (PA:) a gagné 5,59%, BNP Paribas (PA:) 2,97% et Crédit agricole (PA:) 2,75%.

A WALL STREET

Les financières américaines bénéficient quant à elles de la remontée des rendements obligataires et du repli sur les valeurs de rendement au détriment des valeurs de croissance. Un mouvement qui profite entre autres à American Express (+0,62%, plus forte hausse du Dow Jones) et à Citigroup (NYSE:) (+0,66%).

La chute la plus marquée du Dow est pour le spécialistes des logiciels commerciaux Salesforce, dont le cours chute de 6,09%.

CHANGES

Sur le marché des devises, le dollar retrouve son attrait de valeur refuge face au repli marqué des actions et aux interrogations sur la conjoncture américaine alimentées par les chiffres de l'emploi: l'indice qui mesure ses fluctuations face à un panier de référence gagne 0,34% et l'euro retombe vers 1,18 dollar.

TAUX

Le rapport sur l'emploi aux Etats-Unis fait parallèlement monter les rendements des Treasuries, de plus de six points à 0,6869% pour les titres à dix ans et de 1,6 point à 0,1408% pour les bons à deux ans, les plus sensibles à l'évolution des anticipations en matière de taux d'intérêt.

PÉTROLE

Le marché pétrolier, qui progressait avant l'ouverture des marchés américains, s'est lui aussi retourné avec la rechute de Wall Street.

Le abandonne 2,2% à 43,10 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 2,47% à 40,35 dollars.

Le Brent accuse une baisse de 4,66% sur l'ensemble de la semaine, sa pire performance hebdomadaire depuis la mi-juin.

(Marc Angrand)

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