Le gouvernement Legault dépose son nouveau projet de loi sur la relance économique

Sonia LeBel s'adresse à ses collègues députés à l'Assemblée nationale.

La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a déposé mercredi matin son nouveau projet de loi 66 sur la relance économique.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Le gouvernement Legault doit ajouter des ressources sur le terrain s'il veut accélérer plusieurs projets d'infrastructure au lieu d'essayer de contourner les règles.

C'est le message qu'a livré l'opposition à la présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel mercredi, tout juste avant qu'elle ne présente une nouvelle mouture du défunt projet de loi 61 qui devient par le fait même le projet de loi 66.

Présenté en juin et rejeté par les partis d'opposition, le projet de loi 61 aurait permis au gouvernement de conclure des ententes de gré à gré, d'exproprier des propriétaires sans que ceux-ci puissent contester leur expropriation, de changer les lois par règlement et de mettre les ministres à l'abri de poursuites judiciaires.

Le gouvernement caquiste proposait également de prolonger l'état d'urgence sanitaire indéfiniment et d'alléger des processus d'évaluation environnementale.

Plusieurs groupes, dont le Comité public de suivi des recommandations de la commission Charbonneau, ont soutenu que le projet de loi 61 créait un climat favorable à la collusion et à la corruption.

Excluant de le faire adopter par bâillon, le président du Conseil du trésor de l'époque, Christian Dubé, avait rapidement proposé une série d'amendements qui ont finalement été jugés insuffisants.

Mercredi, le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont déclaré que leur appui au nouveau projet de loi était conditionnel à ce que la ministre LeBel l'ait totalement réécrit.

Le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a évoqué en point de presse quatre conditions :

  • Pas de compromis sur la démocratie (ne pas prolonger indûment l'état d'urgence sanitaire)
  • Relancer l'emploi, pas la corruption
  • Aucun contournement des normes environnementales
  • Priorité aux infrastructures solidaires (logement social, centres de la petite enfance, etc.).

Les partis d'opposition ont également souligné qu'ils n'avaient en aucun temps été consultés sur la liste de projets à privilégier.

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, a dit craindre que les projets retenus dans le nouveau projet de loi seront en fait l'accélération des engagements électoraux de la Coalition avenir Québec.

Ça répond surtout à l'agenda de la CAQ, a-t-il affirmé. Ils sont pressés [...] ils veulent réaliser leurs engagements électoraux. Mais si on vérifiait véritablement les grandes priorités de chacune des régions, on verrait que ce n'est pas nécessairement celles de la CAQ.

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