L'absence de Wall Street profite aux actions européennes

© Reuters. LES BOURSES EN EUROPE FINISSENT EN HAUSSE © Reuters. LES BOURSES EN EUROPE FINISSENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse lundi, la fermeture des marchés américains pour cause de jour férié permettant aux investisseurs de se concentrer sur les bonnes nouvelles économiques du jour en mettant entre parenthèses les doutes sur les valorisations à Wall Street.

À Paris, le affiche en clôture une progression de 1,79% (88,65 points) à 5.053,72 points. A Londres, le a gagné 2,39% et à Francfort, le a progressé de 2,01%.

L'indice a pris 1,64%, le 1,65% et le 1,67%, sa meilleure performance depuis le 11 août.

Les marchés américains sont fermés pour le "Labor Day", un jour chômé aux Etats-Unis. Les investisseurs du reste du monde n'ont donc pas à se préoccuper des risques de poursuite de la baisse des grandes valeurs technologiques américaines, le facteur dominant sur les marchés la semaine dernière.

Ce répit a permis aux grands indices européens d'effacer les pertes subies vendredi, largement imputables au repli marqué de Wall Street.

La suite de la semaine sera dominée par la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi; même si aucune mesure nouvelle n'est attendue, les marchés seront à l'affût de tout commentaire sur la faiblesse de l'inflation et la vigueur de l'euro.

VALEURS

La tendance favorable aux actions en Europe a bénéficié à tous les secteurs de la cote mais les meilleures performances du jour sont pour ceux de l'automobile, dont l'indice Stoxx a gagné 2,43%, des services aux collectivités ("utilities") (+2,29%) et de l'industrie (+2,21%).

A Paris, les groupes aéronautiques Airbus (PA:) (+5,72%) et Safran (PA:) (+3,76%) figurent parmi les plus fortes hausses du CAC 40, avec Worldline, qui a pris 3,82% malgré les informations de Reuters sur les probables concessions nécessaires pour obtenir le feu vert de la Commission européenne au rachat d' Ingenico (PA:) (+4,01%).

Suez (PA:) n'a gagné que 0,6% mais Veolia (PA:) s'est adjugé 2,02% et Engie (PA:) 3,22% après les multiples déclarations du week-end sur le projet d'offre de Veolia sur Suez via le rachat de parts d'Engie. Le directeur de la Caisse des dépôts et consignations (CDC, actionnaire de Veolia) n'a pas exclu lundi un accord amical Veolia-Suez tandis le président d'Engie appelait au calme.

A la baisse, Nokia (HE:) a perdu 3,27% après la perte, selon une source proche du dossier, d'un important contrat de fournitures d'équipements 5G à l'opérateur américain Verizon (NYSE:) au profit du sud-coréen Samsung Electronics (KS:).

LES INDICATEURS DU JOUR

En Chine, les exportations ont augmenté en août pour le troisième mois consécutif, et plus qu'attendu, de 9,5% alors que le consensus Reuters les donnait en hausse de 7,1% seulement après +7,2% en juillet.

En Allemagne, la hausse de la production industrielle a été moins marquée qu'attendu en juillet (+1,2% contre +4,7% attendu).

A noter aussi, la hausse - pour le cinquième mois d'affilée - de l'indice Sentix du sentiment des investisseurs dans la zone euro, à -8,0 après -13,4 en août.

CHANGES

L'absence des investisseurs américains n'empêche pas le dollar de remonter un peu face aux autres grandes devises, dont l'euro, qui oscille autour de 1,1820, l'approche de la réunion de la BCE incitant à la prudence.

La livre sterling, elle, a cédé du terrain face à la monnaie unique comme face au dollar en réaction aux dernières tensions en date sur le dossier du Brexit.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro ont fini la journée en hausse d'un peu plus d'un point de base, à -0,462% pour le Bund allemand à dix ans.

La séance a été calme mais les investisseurs obligataires se préparent à la réunion de la BCE ainsi qu'à plusieurs importantes adjudications dans les jours à venir.

PÉTROLE

Le marché pétrolier souffre de la décision de l'Arabie saoudite de fixer le prix de son brut destiné à l'Asie pour octobre à son plus bas niveau depuis mai, un facteur qui s'ajoute aux interrogations sur la demande chinoise après un ralentissement des importations le mois dernier.

Le abandonne 1,45% à 42,04 dollars le baril après être tombé à 41,51, son plus bas niveau depuis le 30 juillet, et le (West Texas Intermediate, WTI) cède 1,63% à 39,12 dollars après un plus bas de près de deux mois à 38,55.

(Marc Angrand)

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