UNIS réduit ses activités à cause de la pandémie et des « événements récents »

Un homme parle dans un micro sur une scène avec une affiche « We Day » en arrière-plan.

Craig Kielburger, l'un des cofondateurs de l'organisme UNIS lors d'un évènement à Kitchener, en Ontario, en 2011.

Photo : La Presse canadienne / GEOFF ROBINS

La Presse canadienne

En pleine tourmente politique, l'organisme WE Charity réduit ses activités, met à pied des dizaines d'employés au Canada et au Royaume-Uni et souhaite vendre des actifs immobiliers à Toronto.

Les dirigeants de WE Charity (UNIS, en français) affirment que la situation financière de l'organisme a été grandement ébranlée par la pandémie de COVID-19 et les évènements récents.

L'organisme de bienfaisance, qui a des liens avec les familles de Justin Trudeau et du ministre des Finances, Bill Morneau, est impliqué dans une controverse politique depuis que le gouvernement Trudeau l'a choisi pour gérer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, un programme fédéral d'urgence maintenant abandonné.

Au siège social international de Toronto, 16 employés à temps plein seront mis à pied et les contrats de 51 autres employés contractuels ne seront pas renouvelés lorsqu'ils expireront à la fin du mois.

Les activités de WE Charity au Royaume-Uni seront par ailleurs centralisées au Canada, ce qui signifie que 19 employés à temps plein et contractuels à Londres seront licenciés.

De plus, l'organisme envisage de vendre un certain nombre d'édifices d'un pâté de maisons près de Moss Park, à Toronto, acquis dans le cadre du 25e anniversaire de WE dans le but de créer un campus pour les jeunes.

Tourmente politique à Ottawa

Le Bloc québécois et les conservateurs continuent de réclamer le départ de MM. Trudeau et Morneau, depuis les révélations entourant l'attribution d'un contrat gouvernemental à UNIS. Le chef bloquiste s'est par ailleurs engagé à déposer une motion en octobre pour faire tomber le gouvernement minoritaire si, d'ici là, les deux politiciens n'ont pas démissionné.

Hier, au comité des langues officielles à Ottawa, l'opposition a réussi à faire adopter une motion pour déclencher une étude des circonstances du contrat accordé à UNIS, en utilisant le prétexte que l'organisme n'a pas de présence au Québec et serait unilingue.

Ce comité invitera, en septembre, la ministre Mélanie Joly, en plus d'une longue liste de témoins.

Le comité des finances, lui, a convoqué deux ministres mercredi après-midi pour témoigner sur le contrat donné à WE Charity : la ministre de l'Emploi et celle de la Petite Entreprise.

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