Transport aérien : le programme de remboursement de plus en plus populaire

Des passagers qui descendent de l'avion.

De plus en plus de citoyens des régions éloignées se prévalent du Programme de réduction des tarifs aériens (archives).

Photo : Radio-Canada

Les citoyens des régions éloignées sont de plus en plus nombreux à se faire rembourser une partie du coût d’un billet d’avion par le gouvernement du Québec.

En 2019-2020, Québec a remboursé plus 5,8 millions de dollars pour plus de 20 000 demandes effectuées au Programme de réduction des tarifs aériens. Il s’agit d’une hausse de plus de 30 %, par rapport à l’année précédente.

Un tableau présente l'évolution des demandes et des montants versés dans le cadre du programme d'aide depuis 2017-2018. L'aide versée est passée d'un million de dollars à près de six millions en trois ans.

Près de 5000 demandes de remboursements supplémentaires au Programme de réduction des tarifs aériens ont été effectuées en 2019-2020, comparativement à l'année précédente.

Photo : Radio-Canada

Depuis la bonification du Programme de réduction des tarifs aériens en 2018, sa popularité a explosé. Québec avait alors rehaussé le seuil de remboursement annuel maximal, en plus d’élargir l’accès du programme à un troisième volet de régions éloignées, mais accessibles par la route, comme le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Un tableau présente les régions admissibles au Programme de réduction des tarifs aériens, le pourcentage de réductions auxquelles elles ont droit et les remboursements maximaux annuels.

L'accès au Programme de réduction des tarifs aériens a été élargi en 2018 avec l'ajout du volet 3 et le rehaussement du montant maximal remboursable.

Photo : Radio-Canada

Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti québécois en matière de transports, Joël Arseneau, soutient que ces chiffres à la hausse depuis 2018 démontrent que le programme atteint sa cible.

Si on n’utilise pas énormément le transport aérien en région, affirme M. Arseneau, c’est parce que ça coûte cher. Ce programme fonctionne, c’est-à-dire qu’il rend accessible le transport aérien aux gens des régions.

Quand le gouvernement aide financièrement les citoyens à voyager, on voit que les gens en profitent.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine
Le député Joël Arseneau devant des drapeaux du Québec.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, espère que le Programme de réduction des tarifs aériens survivra à une éventuelle relance du transport aérien en régions.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Un programme qui survivra à long terme?

Alors qu’un groupe d'intervention étudie différentes pistes de solutions pour relancer les dessertes aériennes régionales abandonnées par Air Canada, le député Joël Arseneau a voulu obtenir des garanties du ministre des Transports, François Bonnardel.

Est-ce que vous pourriez considérer de reprendre des sommes à ce programme pour aider des transporteurs?, a demandé Joël Arseneau au ministre des Transports, lors de l’étude des crédits budgétaires qui s'est tenue plus tôt cette semaine.

Le ministre Bonnardel a assuré que le programme conservera sa forme actuelle à court, même à moyen terme, mais qu'il pourrait être réévalué en fonction du scénario privilégié pour relancer les vols régionaux.

Ce programme est là pour rester, a répondu M. Bonnardel. Maintenant, comme tout programme, c’est mon devoir de l’évaluer. Dans le contexte, si on met en place des ententes régionales avec un transporteur, on va regarder de quelle façon on va assurer une prévisibilité sur le prix et la fréquence.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, devant un avion.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, ne remet pas en question le programme d'aide à «court ou moyen terme», bien que Québec soit en train d'étudier différents plans de relance en matière de transport aérien régional.

Photo : Radio-Canada

Joël Arseneau croit que Québec doit continuer à privilégier une aide directe aux voyageurs. Je pense que c’est le modèle qu’il faut maintenir pour le transport aérien, affirme-t-il.

Si on fait un transfert de cet argent-là vers les compagnies aériennes, soutient le député madelinot, on n’a absolument aucune garantie que les prix vont baisser, que le transport sera plus accessible pour le [contribuable] qui est celui qui paye pour acheter un billet d’avion.

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