Repli des actions et de l'euro, les PMI ont joué sur la tendance

© Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE © Reuters. LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi après des signes de ralentissement de l'activité économique dans la zone euro, venus s'ajouter aux doutes récemment apparus sur le rythme de la reprise.

À Paris, le a terminé en baisse de 0,3% à 4.896,33 points. Le Footsie britannique a perdu 0,19% et le a cédé 0,51%.

L'indice a abandonné 0,43%, le 0,28% et le 0,15%.

Sur la semaine, le Stoxx a perdu 0,87% et le CAC 40 1,34%.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles d'IHS Markit auprès des directeurs d'achats (PMI) ont été moins bons que prévu, le rebond économique de la zone euro ayant montré des signes de faiblesses en août. En France, l'activité dans le secteur manufacturier s'est ainsi contractée, le PMI du secteur retombant à 49,0.

"Les effets positifs de la réouverture des entreprises s'estompent, confirmant que la reprise ne sera pas en forme de V", a commenté Bert Colijn chez ING (AS:).

Les places européennes ont toutefois réduit leurs pertes après la publication des PMI "flash" Etats-Unis, qui montre que la croissance de l'activité du secteur privé est remontée à son plus haut niveau depuis début 2019.

Les indices de Wall Street, qui avaient ouvert sans tendance claire, sont passés dans le vert après ces cette annonce.

A l'heure de la clôture en Europe, l'indice gagnait 0,23%, le Standard & Poor's 500 avançait de 0,02% et le évoluait à plus haut record à 11.284,945 points (+0,18%).

VALEURS

Accor (PA:) (+4,18%) a fini en tête du CAC 40 profitant toujours des informations du Figaro selon lesquelles le groupe hôtelier a étudié le possibilité d'un rapprochement avec le britannique InterContinental Hotels Group.

Le secteur des transports et loisirs, malmené depuis le début de la crise sanitaire, a gagné 3,09%.

Les opérateurs de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield et Klépierre (PA:), également en première ligne dans le crise, ont pris 2,32% et 1,53%.

A la baisse, Adyen a perdu 3,70%, plusieurs haut dirigeants de la société néerlandaise de traitement des paiements ayant vendu 15% de leurs participations respectives.

CHANGES

L'euro est tombé à un creux de plus d'une semaine, à 1,1753 dollar, après les PMI décevants en zone euro et ceux supérieurs aux attentes aux Etats-Unis.

Le billet vert en profite pour reprendre 0,54% face à un panier de devises de référence.

La livre sterling recule nettement face au dollar, affectée par l'absence d'avancée majeure entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation à l'issue de la période de transition post-Brexit.

La devise britannique perd 0,87% contre le dollar et 0,17% face à l'euro.

Avant les annonces sur le Brexit, la livre évoluait à plus haut d'un mois et demi contre la monnaie unique et se rapprochait d'un pic de huit mois contre le dollar, soutenue par des indicateurs économiques britanniques supérieurs aux attentes.

Si les indices PMI pour la zone euro ont déçu, les chiffres britanniques ont montré que le rebond de l'activité du secteur privé s'était accéléré en août; de plus, les ventes au détail ont augmenté de 3,6% en juillet, contre +2,0% attendu, dépassant leur niveau d'avant la pandémie.

TAUX

Après les PMI américains, le rendement des s'est brièvement retourné à la hausse pour atteindre 0,655%. Il recule désormais d'un point à 0,6347%.

Son équivalent allemand, taux de référence de la zone euro, a fini la journée en petite baisse à -0,51%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole perdent plus de 2%, à 43,7 dollars pour le baril de et 41,6 dollars pour le (West Texas Intermediate WTI).

(Laetitia Volga, édité par Marc Angrand)

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