Prix de l’or à 2000 $ US : vers un nouveau boom minier en Abitibi-Témiscamingue?

De l'or en fusion est coulé dans un moule à la mine d'Anaconda, à Terre-Neuve.

De l'or en fusion est coulé dans un moule.

Photo : Radio-Canada / CBC/Zach Goudie

La hausse du prix de l’or génère beaucoup d’enthousiasme en Abitibi-Témiscamingue, alors que l’industrie minière jouit d’une hausse de la confiance des investisseurs.

Le métal jaune a franchi la barre des 2 000 dollars américains l’once mercredi pour la première fois de son histoire. La hausse rapide du prix de l’or observée depuis mars se traduit par un engouement chez de nombreux investisseurs qui avaient délaissé l’industrie au cours des dernières années.

De nombreux projets miniers pourraient ainsi se concrétiser rapidement, croit Jean-Marc Lacoste, président de Monarques Gold.

C’est une nouvelle quasiment euphorique pour l’industrie, lance-t-il. Ça fait longtemps qu’on attendait une telle effervescence. Je pense qu’on peut prévoir quelques années de gros boom dans le secteur minier aurifère. L’argent est là et un projet qui coûte 100 M $ à mettre en production peut être financé très facilement dans l’atmosphère qu’on vit en ce moment.

Jean-Marc Lacoste

Jean-Marc Lacoste

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Alors que les cryptomonnaies ou les projets de production de cannabis avaient la cote ces dernières années chez les investisseurs, l’or semble profiter de l’instabilité mondiale des derniers mois. Pour Philippe Cloutier, président de Ressources Cartier, la région est bien placée pour tirer son épingle du jeu.

Durant les années plus difficiles, nos sociétés minières et les juniors en exploration ont raffiné leurs cibles et peaufiné leurs méthodes de travail. Quand la fenêtre s’est ouverte, l’industrie locale était prête pour saisir la balle au bond. On va être capables de mettre à profit rapidement ces investissements. En plus, avec les restrictions de voyage et l’approvisionnement lointain plus difficile et coûteux en temps de Covid, ça favorise les projets qui sont ici dans notre cour.

Philippe Cloutier reconnaît que l’industrie est cyclique et que les beaux jours ne dureront pas éternellement. Si on peut capitaliser sur la fenêtre qui s’ouvre, on va avoir une erre d’aller pour passer à travers la prochaine période creuse, ajoute-t-il.

Projets avancés

Évidemment, les projets miniers qui sont à un stade très avancé pourraient être les premiers à voir les impacts de la hausse du prix de l’or.

Quand ça se met à monter, l’or qui est le plus proche de la production reçoit une plus grande reconnaissance chez les investisseurs, souligne Jean-Marc Lacoste. Pour nous, c’est clair que ça va nous aider pour des projets comme Beaufor, Wasamac ou McKenzie Break. Ils sont tous en train de prendre une grande importance.

Le président de Ressources Cartier, une société qui compte Agnico-Eagle parmi ses principaux actionnaires, croit aussi que les juniors d’exploration y trouveront leur compte.

Les sociétés minières qui produisent cherchent toujours à refaire leurs réserves et les projets des juniors qui sont au rendez-vous avec des ressources fraîches seront récompensées. Elles amènent au marché ce dont il a besoin, précise Philippe Cloutier.

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