Pas de masque, pas de vol : WestJet bannira les passagers récalcitrants pendant un an

Des agentes de bord portent un masque.

Transport Canada exige le port d'un couvre-visage dans les avions.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

À partir du 1er septembre, le transporteur aérien WestJet promet d’expulser tout passager qui refuse de suivre les règles sur le port du masque et de bannir ces personnes de ses vols pendant un an.

Si l’avion n’a pas quitté [le sol] et que quelqu’un refuse de mettre un masque, nous allons revenir à la porte d’embarquement, a affirmé le président-directeur général de WestJet, Ed Sims, dans une entrevue avec CBC.

Transports Canada exige que tous les passagers âgés de plus de 2 ans portent un masque en avion. Seuls ceux qui ont une attestation médicale qui prouve que leur état de santé les en empêche en sont exemptés.

J’ai une obligation et un devoir de prendre soin de mon personnel. J’ai aussi une obligation envers tous les autres clients. Je me concentre donc sur les 99 % des clients qui continuent de porter le masque, affirme Ed Sims.

Il précise que WestJet préférerait éviter d’expulser des passagers et de retarder des vols, mais qu’elle le fera si nécessaire.

Dès la semaine prochaine, les clients qui ne portent pas leur masque seront d’abord avertis une première fois par le personnel à bord de l’avion. Si cela ne suffit pas, ils recevront un second avertissement plus officiel . Si cela ne suffit toujours pas, ils seront sur la liste d’interdiction de vol de WestJet pendant un an.

WestJet dit qu'il y a eu 30 situations problématiques avec des passagers refusant de se plier aux règles sur le port de masque jusqu’à maintenant et qu’elle ne serait pas surprise de voir ce nombre augmenter.

Nous saisissons l’occasion pour passer le message que les conséquences ne s’arrêtent pas quand on sort de l’avion. Si une personne décide de ne pas respecter les règles, elle va en payer le prix pendant au moins les 12 prochains mois.

Ed Sims, président-directeur général de WestJet

Air Canada dit qu’elle ne veut pas discuter publiquement de ses mesures de sécurité. Elle confirme cependant qu’elle a déjà mis en place une approche graduelle, qui peut se rendre jusqu’à des interdictions de vol, pour promouvoir le respect des règles sur les couvre-visage .

L'entreprise dit n’avoir eu qu’un nombre minime d’incidents avec des passagers récalcitrants jusqu’à maintenant.

Le professeur en maladies infectieuses de l’Université de Calgary Craig Jenne croit que des règles strictes sur le port du masque dans les avions sont indispensables.

Il souligne, d’une part, que la distanciation physique n’y est pas possible et, d’autre part, que c’est un endroit fermé où le virus peut voyager plus facilement dans l’air.

Nous avons besoin d’ajouter des couches de protection, comme le port du masque, pour éviter que des gouttelettes ne se propagent à des personnes qui sont près de nous, ou même qu’elles circulent dans l’air et se rendent jusqu'à des rangées de sièges plus éloignées, affirme Craig Jenne.

À partir du 1er septembre, WestJet obligera aussi les passagers à fournir leurs coordonnées, une étape actuellement facultative, pour faciliter le traçage en cas d’éclosion. Ed Sims affirme par ailleurs que la compagnie tente de mettre au point un projet pilote avec l’aéroport de Vancouver et des chercheurs pour voir s’il serait utile de faire passer aux passagers de certains vols un test de dépistage de la COVID-19 avant l'embarquement.

D'après les informations de Carolyn Dunn

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