L’usine d’Arbec cessera ses activités à Port-Cartier

Produits forestiers Arbec à Port-Cartier.

L'usine de Port-Cartier fermera ses portes (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À moins d’un revirement majeur, Arbec mettra fin aux activités de son usine de Port-Cartier l’automne prochain. Entre 150 et 200 personnes perdront donc leur emploi cet automne.

Cette décision survient un peu plus de deux semaines après l’annonce de la reprise des opérations de sciage, qui avaient été suspendues plus tôt cet été.

Le Groupe Rémabec, duquel fait partie Arbec, indique que ses efforts pour écouler [ses] sous-produits ne donnent pas les résultats espérés.

Par conséquent, nous devons donc prendre des décisions qui auront un impact sur nos employés ainsi que les opérations de l’usine à court terme, affirme Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec.

Cette mauvaise nouvelle n’est pas une grande surprise pour Martin Dugas, représentant national pour la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie au syndicat Unifor. L’organisation représente quelque 140 travailleurs de l’usine Arbec de Port-Cartier.

C’est une conséquence directe de la fermeture de la papetière de Baie-Comeau, confirme aussi de son côté M. Dugas. Les résidus de sciage de l’usine, habituellement destinés à la papetière, s’accumulent présentement.

Selon le représentant syndical, le complexe intégré souhaité par Rémabec, mais aussi par Unifor et la Municipalité de Port-Cartier, pourrait utiliser les résidus de bois de la scierie et ainsi réduire sa dépendance aux activités de Produits forestiers Résolu.

Le marché du bois d’œuvre est excellent pour l’instant. Je ne pense pas que c’est de gaieté de cœur ce matin que la haute direction d’Arbec a pris sa décision.

Martin Dugas, représentant national pour la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pour Unifor

À plus court terme, Martin Dugas espère que les activités de PFR reprendront à Baie-Comeau. Il estime que si cela se produisait, Arbec aurait tout intérêt à relancer les activités de Port-Cartier considérant le prix élevé du bois d’œuvre présentement.

Le maire tente de garder espoir

C’est décevant, mais ce n’est pas surprenant, croit le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, en citant lui aussi les difficultés de la papetière de PFR à Baie-Comeau.

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault.

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Tout en reconnaissant l’impact important de la perte de 150 à 200 emplois pour sa municipalité, M. Thibault garde espoir que la fermeture de l’usine soit temporaire.

Ce n’est pas définitif. C’est temporaire, la situation va se stabiliser, il faut voir la situation de façon positive.

Alain Thibault, maire de Port-Cartier

Le maire place ainsi beaucoup d’espoir dans le complexe intégré de Rémabec qui doit voir le jour à Port-Cartier et utiliser des sous-produits de bois.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

COVID-19 : le nombre de cas en temps réel
Coronavirus
Beyrouth secouée par une forte explosion
Les autorités fédérales font le point sur la COVID-19
Fermetures de restaurants à Québec : « le pire est à venir »
Restaurants
Les médecins appelés à voir l'obésité autrement
Obésité

Let's block ads! (Why?)