L’or à plus de 2000 $ US l'once, une première

Des briques d'or.

Le prix de l'or a d'abord chuté sous les 1500 $ américains l'once au début de la pandémie.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Le prix de l’once d’or a atteint de nouveaux sommets mardi, dépassant la barre symbolique des 2000 $ américains, soit environ 2660 $ canadiens.

La dernière flambée du prix de l'or remonte à 2011, où l'once avait dépassé 1920 $ américains.

Cette année, la valeur du métal précieux a connu une croissance de plus de 30 %, confirmant son statut de valeur refuge dans un marché désorienté par de nombreuses incertitudes en raison de la pandémie.

Jean-Charles Cachon, professeur au département de marketing et de gestion à l’Université Laurentienne, attribue la hausse à un intérêt renouvelé des investisseurs institutionnels, comme les banques, les compagnies d'assurance et les caisses de retraite, envers les métaux dont les prix augmentent.

Il n’y a plus tellement d’achats à faire en bourse qui sont intéressants. Si on juge que les rendements boursiers à venir dans les prochains mois vont être relativement stables ou pas nécessairement appréciables… on fait un tour d’horizon de l’ensemble des possibilités, et l’or en fait partie, explique-t-il.

Il y a toujours une espèce de règle que l’or peut représenter jusqu’à 10 % des portefeuilles lorsqu’il y a de l’incertitude sur les autres placements plus traditionnels.

Jean-Charles Cachon, professeur au département de marketing et de gestion à l’Université Laurentienne

M. Cachon qualifie toutefois le phénomène d’activité spéculative assez dangereuse pour le marché. Ils [les investisseurs institutionnels] vont devoir éventuellement faire des prises de bénéfices [pour leurs clients]. À ce moment-là, les prix vont descendre de façon assez substantielle, soutient-il.

La montée du prix se poursuivra-t-elle encore longtemps?

Le professeur Jean-Charles Cachon s’attend à ce que le prix de l’or continue à gonfler jusqu’à ce que l’économie mondiale se stabilise.

Il faudra que les voyages reprennent de façon normale, il faudra que les produits puissent à être acheminés aussi rapidement qu’avant. Il y a un ensemble de facteurs qui doivent se remettre en place, et on ne s’attend pas à ce qu’ils se remettent en place rapidement, note-t-il.

Le vice-président principal et économiste en chef chez Industrielle Alliance Groupe financier, Clément Gignac, ne serait pas surpris de voir le prix de l'once d'or grimper à près de 3000 $ d'ici deux à trois ans.

À la fin des années 1970, début des années 1980, l'or était autour de 900 $ [l'once]. Or, pour avoir le même prix ajusté pour l'inflation en termes réels, vous auriez un prix autour de 2700 $ ou 2800 $ actuellement. Donc si [le prix de l'once d'or] atteint 2750 $, vous allez revenir au prix où il était en 1980, mais juste ajusté pour l'inflation, a-t-il expliqué en entrevue à L'heure du monde.

L'or s'est très mal comporté depuis 30 ans parce qu'il n'y avait justement pas d'inflation [...]. Ça va être très volatile, mais je ne serais pas surpris que l'or continue à pousser aussi longtemps qu'on n'aura pas trouvé un vaccin [contre la COVID-19] et que les banques centrales et les gouvernements devront stimuler l'économie pour éviter une poussée de chômage, une répétition des années 1930.

Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef chez Industrielle Allaince Groupe financier

Il précise toutefois qu'une décision de Washington de liquider une portion de ses réserves d'or pourrait causer un recul marqué du prix de l'or.

Les Libanais font face à la dévastation après la puissante explosion à Beyrouth
Moyen-Orient
COVID-19 : le nombre de cas en temps réel
Coronavirus
Apocalypse à Beyrouth
Catastrophes
La poste américaine au coeur du débat électoral
Politique américaine
Tempête Isaias : fortes pluies et nombreuses pannes d'électricité au Québec
Conditions météorologiques

Let's block ads! (Why?)