Licenciements collectifs et fermetures d'entreprises en vue, dit Jean Boulet

Jean Boulet.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, était à Montréal, jeudi, pour faire une annonce au sujet des organismes communautaires.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

La saignée amorcée au printemps n'est peut-être pas terminée. Si la deuxième vague attendue de COVID-19 frappe fort cet automne, des licenciements collectifs en série et des fermetures d'entreprises à la chaîne pourraient plomber le projet de relance économique du gouvernement Legault.

Dans ce cas, l'aide de l'État sera plus que jamais réclamée. L'impact sur les finances publiques, déjà mises à mal par la première vague, sera non négligeable, au moment où les réserves financières ne sont plus ce qu'elles étaient au printemps.

Malgré cela, le ministre de l'Emploi, Jean Boulet, qui est membre du comité des priorités de la relance économique, est optimiste et soutient que le gouvernement est prêt à toute éventualité.

On a des plans pour faire face à toute hypothèse, a-t-il assuré jeudi, en conférence de presse sur un autre sujet.

Mais il ne cache pas que l'automne pourrait être difficile, tant pour la santé de l'économie que pour celle des finances publiques.

Est-ce qu'il y aura des licenciements collectifs? Oui, a répondu le ministre, alors qu'il était questionné sur ce qu'il anticipait à l'automne, en cas de forte deuxième vague.

Il faut s'attendre à voir des entreprises fermer leurs portes, surtout dans certains secteurs plus vulnérables. Parmi ceux-ci : l'hébergement, la restauration, le tourisme, la culture, certains pans du commerce de détail et le secteur de l'aéronautique, énumère le ministre.

Paradoxe : certains secteurs d'activité vont demeurer affectés beaucoup plus longtemps et d'autres secteurs sont en effervescence, relate-t-il.

On devrait donc assister à un phénomène étrange, où vont se côtoyer des pertes d'emplois et des pénuries de main-d'oeuvre selon le secteur observé.

Depuis le début de la pandémie, le Québec a perdu 830 000 emplois, et il reste 250 000 emplois à récupérer, a calculé le ministre Boulet.

Avant l'arrivée du virus, le Québec connaissait pratiquement une situation de plein emploi, tandis que le taux de chômage frôle actuellement les 9,5 %.

Mesures extraordinaires

Si le virus fait des ravages dans les prochains mois, il causera aussi encore plus de dommages au trésor public.

Il va falloir prendre des mesures extraordinaires, en fonction de la situation, admet le ministre Boulet, en rappelant que, pour le gouvernement, les capacités financières [sont] beaucoup plus limitées qu'elles pouvaient l'être au printemps dernier.

La première vague de coronavirus aura grugé quelque 6,6 milliards de dollars de fonds publics dans les coffres du Québec.

En juin, en évaluant le déficit annuel du Québec à 14,9 milliards, le ministre des Finances, Eric Girard, annonçait qu'il mettait de côté une provision de 4 milliards pour compenser l'impact d'une éventuelle deuxième vague qui déferlerait sur le Québec.

Le ministre Boulet a dit que le gouvernement serait là pour aider les personnes ayant perdu leur emploi.

COVID-19 : le nombre de cas en temps réel
Coronavirus
L’entraîneur-chef du Canadien Claude Julien hospitalisé pour des douleurs à la poitrine
Hockey
Le référendum sur le projet d'Hydro-Québec au Maine est jugé inconstitutionnel
Politique provinciale
Bianca Andreescu ne défendra pas son titre aux Internationaux des États-Unis
Tennis
La conjointe du tueur en Nouvelle-Écosse intente une poursuite contre sa succession
Procès et poursuites

Let's block ads! (Why?)