Les PME réclament la reconduction de l'aide d'Ottawa pour le loyer commercial

Une pancarte fermé

Selon la FCEI, 158 000 PME au Canada, dont 17 993 au Québec, pourraient disparaître avant même la fin de la pandémie.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

L'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial arrivera à terme lundi et aucune prolongation n'a été annoncée. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante demande de reconduire le programme, mais aussi de le modifier.

Depuis l'instauration de ce programme, près de 93 000 petites et moyennes entreprises ont en bénéficié pour un financement estimé à plus de 1 milliard de dollars.

Néanmoins, certaines d'entre elles, qui répondaient pourtant à l'ensemble des critères, n'ont pas pu recevoir cette aide gouvernementale.

Il peut y avoir d'un côté de la rue un commerce qui a subi des pertes importantes et qui reçoit l'aide, et de l'autre [côté] avoir la situation inverse, explique François Vincent, vice-président Québec à la FCEI, en entrevue à RDI économie.

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Une situation qui s'explique entre autres par le fait que l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial, qui offre des prêts-subventions, doit être demandée par les propriétaires d’immeubles commerciaux et non par les locataires.

On connaît plusieurs PME dans cette situation, notamment le cas d'une mère monoparentale, coiffeuse, qui a subi une perte de 100% de ses revenus, mais qui ne peut pas recevoir cette aide parce que son propriétaire ne veut pas en faire la demande, illustre François Vincent.

Toutefois, la question de l'utilisation transparente de cette aide se poserait si l'argent était versé directement aux locataires.

Plusieurs dispositions pourraient être prises, comme le dépôt du loyer. Les entrepreneurs veulent remplir leur responsabilité financière, et la meilleure façon de les aider, c'est qu'ils puissent accéder à ce programme, fait valoir M. Vincent.

Selon des chiffres présentés par la fédération, 158 000 PME au Canada, dont 17 993 au Québec, pourraient disparaître avant même la fin de la pandémie.

Les PME sont le poumon de l'économie. Ils représentent les deux tiers des emplois du secteur privé au pays.

François Vincent, vice-président Québec à la FCEI

C'est important que le gouvernement puisse continuer à supporter puis à adapter ce programme [...] L’automne sera difficile, car les entreprises sont encore très fragiles, ajoute-t-il.

L'AUCLC permet de réduire de 75 % le loyer des PME.

Locataires et propriétaires assument chacun une part de 25 % des loyers. Le programme, chapeauté par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, doit permettre de payer les 50 % restants.

Néanmoins, pour y avoir droit, les entreprises doivent avoir subi des pertes de revenus d’au moins 70 % pour les mois d'avril, mai et juin en moyenne.

Dans un sondage réalisé par la FCEI peu après l'annonce du programme, près de la moitié des répondants se disant admissibles savaient que leur propriétaire ne participerait pas au programme (9 %) ou n'étaient pas certains que leur propriétaire déposerait une demande (40 %).

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