La flambée du prix du bois chamboule l'industrie de la construction en Estrie

Du bois-d'oeuvre prêt à être exporté à la scierie de J.D. Irving à Saint-Léonard (N.-B.).

Du bois-d'oeuvre prêt à être exporté.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

La hausse du prix du bois d'oeuvre de plus de 100 % a des impacts importants dans l'industrie de la construction en Estrie.

Cette flambée arrive au moment où la construction de maisons neuves est en pleine hausse dans la région, confirme Sylvain Mathieu, le directeur général de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec en Estrie.

En juillet, la construction résidentielle a connu une augmentation de 25 % par rapport à l'année dernière. Dans les 12 derniers mois, on a aussi connu une augmentation de 10 % par rapport à l'année précédente, souligne Sylvain Mathieu. C'est notamment cette effervescence dans le domaine de la construction, combinée au pouvoir de production de bois qui a été réduit pendant la pandémie que les prix sont en hausse.

Ça continue d'augmenter tous les jours et la pénurie augmente aussi. Ça devient de plus en plus dur de s'approvisionner.

Sylvain Mathieu, directeur général de l'APCHQ en Estrie

Sylvain Mathieu anticipe d'ailleurs que cette hausse fulgurante des prix pourrait se poursuivre encore pendant six mois. Tant que la construction ne diminuera pas, ça va continuer d'augmenter et ensuite ça va se stabiliser, indique-t-il.

Les entrepreneurs et les futurs propriétaires perdants

La facture salée pour l'achat de bois d'oeuvre pourrait augmenter le prix des maisons de 10 à 15 % selon Sylvain Mathieu. Qui payera l'addition, le futur propriétaire ou l'entrepreneur ?

Il y a certains contrats où c'était prévu que s'il y avait des circonstances exceptionnelles on peut augmenter le prix, mais souvent les entreprises ne pourront rien faire, affirme Sylvain Mathieu. Si certains choisissent de reporter à plus tard des projets, les entreprises devront néanmoins refaire leur calcul pour s'assurer d'entrer dans leurs frais à l'avenir. Pour le futur, même s'il y a des clauses dans le contrat, c'est prévisible maintenant qu'il va y avoir des augmentations de coût. Ceux qui ont signé en décembre, c'était imprévisible. Mais là, on la connaît la situation de la COVID. C'est difficile d'augmenter les prix , conclut Mathieu.

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