Des ex-livreurs de Foodora recevront une compensation financière de l'entreprise

Un manifestant avec un masque au visage tient un micro dans ses mains et porte une affiche sur laquelle il est inscrit « Justice for Foodora Couriers ».

Le service de livraison de nourriture Foodora a quitté le marché canadien en mai dernier.

Photo : Michael Wilson/CBC

La Presse canadienne

La société mère de l'application de livraison de nourriture Foodora a conclu une entente de 3,46 millions de dollars avec ses anciens livreurs au Canada après avoir mis fin à ses activités au pays en mai dernier.

Cela permettra à l'entreprise Delivery Hero, établie à Berlin, de mettre fin au litige avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) entourant la syndicalisation des livreurs à Toronto et à Mississauga.

Dans une plainte de pratique déloyale déposée en avril, le STTP reprochait à Foodora d'avoir quitté le marché canadien parce que ses livreurs avaient choisi de se syndiquer.

En février dernier, la Commission des relations de travail de l'Ontario avait statué que ces livreurs de repas s'apparentaient bel et bien à des employés ou à des sous-traitants dépendants, et non à des sous-traitants indépendants.

Ils avaient donc le droit de se syndiquer.

Le syndicat soulignait qu'il était étrange que la compagnie évoque des défis de rentabilité pour justifier la fin de sa présence au Canada alors que Delivery Hero, venait d'annoncer que son chiffre d'affaires du premier trimestre pour 2020 avait presque doublé par rapport à l'année précédente et que la crise sanitaire stimulait la demande.

Le STTP a plaidé que les livreurs se retrouvaient sans gagne-pain au moment où la COVID-19 frappait le pays et que plusieurs de ces derniers n'avaient pas déniché un autre emploi ou qu'ils ne pouvaient bénéficier des mesures de soutien déployées par les gouvernements.

La présidente du syndicat, Jan Simpson, a souligné, dans un communiqué diffusé mardi, que l'entente illustre bien ce qui se passe quand un syndicat se bat pour les travailleurs.

De son côté, le directeur général de Foodora Canada, David Albert, a indiqué, dans une déclaration, qu'il était satisfait d'avoir tourné la page sur ce litige, qui minimisera, pour l'entreprise, l'impact de la sortie du marché canadien.

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